Cité balnéaire, ville d’art et de cinéma, Los Angeles est l’une des métropoles les plus diverses, les plus stimulantes et les plus surprenantes des Etats-Unis. Une destination à la fois familière et exotique, au parfum de Mexique et au climat méditerranéen, entre océan et montagne.
Pourquoi visiter Los Angeles ?
Los Angeles est la ville qui possède plus de musées que n’importe quelle autre ville américaine, y compris New York. Ce fait, peu connu, dit quelque chose d’important : sous l’image de la ville du cinéma, des plages et des autoroutes se cache une métropole culturellement ambitieuse, dont les institutions — le Getty Center, le LACMA (Los Angeles County Museum of Art), le Broad, le MOCA, l’Academy Museum of Motion Pictures — sont de niveau mondial.
Los Angeles est aussi, avec Miami, la ville américaine dont la gastronomie est la plus internationalement diverse. La cuisine mexicaine, coréenne, éthiopienne, arménienne, persane, libanaise et vietnamienne y atteignent une qualité et une authenticité difficiles à trouver ailleurs aux États-Unis.
Que voir et que faire à Los Angeles ?
Hollywood et le Grauman’s Chinese Theatre
Le Hollywood Walk of Fame — 2,7 km de trottoir le long de Hollywood Boulevard et Vine Street, avec 2 700 étoiles incrustées au nom d’artistes du cinéma, de la télévision, de la musique et du théâtre — est l’attraction la plus visitée de Los Angeles.
Le Grauman’s Chinese Theatre (1927), avec ses empreintes de mains et de pieds dans le béton du parvis, est le symbole du Hollywood classique.
Le Griffith Observatory (observatoire astronomique ouvert au public, sur les collines au-dessus de la ville) offre la vue la plus complète sur le bassin de Los Angeles et, la nuit, sur la mer de lumières qui s’étend jusqu’à l’horizon.
Le Getty Center
Le Getty Center est l’un des musées d’art les plus spectaculaires du monde — non seulement pour ses collections (art européen des XIVe-XIXe siècles, photographie contemporaine) mais pour son bâtiment lui-même : conçu par Richard Meier et inauguré en 1997, il domine les collines de Brentwood depuis 269 mètres d’altitude, accessible par funiculaire depuis le parking.
L’entrée est gratuite (seul le parking est payant). La vue depuis les jardins sur l’océan Pacifique et le bassin de Los Angeles est parmi les plus saisissantes de la ville.
Venice Beach et Santa Monica
Le front de mer de Venice Beach — ses artistes de rue, ses bodybuilders de Muscle Beach, ses skateurs, ses tatoueurs et ses vendeurs de cannabis légal le long du Boardwalk — est la manifestation la plus vivante de la contre-culture californienne.
À 3 km au nord, Santa Monica (avec sa pier et sa grande roue sur la mer, son marché fermier du mercredi, et sa dizaine de kilomètres de plage accessible depuis l’immense couloir vert de la Promenade) est l’espace public le plus agréable du front de mer.
LACMA et le quartier des musées
Le Los Angeles County Museum of Art (LACMA) — avec 150 000 œuvres couvrant 6 000 ans de civilisation — est le plus grand musée d’art de l’Ouest américain. Son installation extérieure la plus connue est les Streetlights d’Urban Light de Chris Burden (202 lampadaires Art Déco alignés à l’entrée, photographiés des millions de fois).
À 10 minutes à pied, l’Academy Museum of Motion Pictures (inauguré 2021, bâtiment de Renzo Piano) est la plus grande institution muséale au monde consacrée au cinéma.
Les quartiers : Silver Lake, Echo Park, Koreatown, Little Tokyo
Au-delà de Hollywood et de la côte, les quartiers les plus intéressants de Los Angeles sont Silver Lake (bohème, cafés de spécialité, architecture moderniste des années 1950), Echo Park (diversité, murales, gentrification en cours), Koreatown (bars à karaoke, BBQ coréen, bains publics jjimjilbang), Little Tokyo (communauté japonaise fondée en 1884, restaurants de ramen et d’izakaya authentiques) et Boyle Heights (cœur mexicain-américain de la ville, mariachis sur la Plaza de los Mariachis).
Monuments : Musées : LACMA, Getty center, The Broad Parcs : Griffith park, Runyon canyon park
A ne pas rater : Down Town, Venice beach Pour les curieux : Little Tokyo
Histoire de Los Angeles
Le 4 septembre 1781, le gouverneur espagnol Felipe de Neve fonda un village agricole sur les rives du fleuve Porciúncula et le nomma El Pueblo de Nuestra Señora la Reina de los Ángeles — la Ville de Notre-Dame Reine des Anges. Les 44 fondateurs venus des provinces mexicaines de Sonora et Sinaloa étaient des métis, des Noirs, des Indiens et deux Espagnols. La ville la plus glamour du monde est née avec une population plus diverse que ne le laisse entendre son image.
En 1900, Los Angeles comptait 102 000 habitants.
En 1930, grâce à l’arrivée du chemin de fer, à l’industrie pétrolière et à l’essor d’Hollywood, elle en comptait 1,2 million.
En 2024, la ville compte ~3,9 millions d’habitants — et son comté, ~10 millions. Ce que ce chiffre cache encore : Los Angeles parle plus de 220 langues et est la ville avec la plus grande population mexicaine hors du Mexique, la plus grande communauté coréenne en dehors de Corée du Sud, la plus grande communauté arménienne hors d’Arménie, et la plus grande communauté iranienne hors d’Iran.
Mais ce que le monde sait de Los Angeles, ce sont ses images. Le cinéma s’y installa non pas par hasard mais par calcul : en 1911, le premier studio s’implanta à Hollywood pour bénéficier de 330 jours de soleil par an (indispensable au cinéma muet d’extérieur), de la diversité des paysages dans un rayon de deux heures (mer, désert, montagne), et de l’éloignement du New Jersey où siégeaient les lawyers de Thomas Edison. Depuis, Los Angeles produit la majorité de la fiction mondiale. Ce que le monde entier connaît de l’Amérique — et souvent de lui-même — a été en grande partie fabriqué dans ces quelques collines au nord de la ville.
Comment organiser son séjour à Los Angeles ?
4 jours — le programme recommandé
Jour 1 : Hollywood (Boulevard, Grauman’s Chinese Theatre, Hollywood Sign depuis Griffith Observatory), coucher de soleil depuis le Griffith Park.
Jour 2 : Getty Center (matinée, gratuit, funiculaire), Santa Monica et Venice Beach (après-midi et soirée).
Jour 3 : LACMA et quartier des musées (Urban Light, LACMA, Academy Museum), dîner à Koreatown ou Little Tokyo.
Jour 4 : Jour libre ou excursion : Malibu (25 km de plages sauvages au nord), Disneyland (45 km au sud, Anaheim), ou Joshua Tree (2h30 de route pour le parc national de rochers et de cactus dans le désert).
Note pratique : Los Angeles est une ville de voiture. Les transports publics couvrent les axes principaux mais les distances entre les attractions imposent souvent la location d’un véhicule — ou, de plus en plus, un service de VTC.
Pratique aussi : transports en commun, rejoindre le « centre ville » ou le nord de LA depuis l’aéroport
Hébergement à LA
Hébergement : Auberges de jeunesse, hotels, location de maison
Quel est le meilleur moment pour visiter Los Angeles ?
Los Angeles bénéficie d’un climat méditerranéen aride avec ~330 jours de soleil par an — exactement ce qui attira le cinéma en 1911. Les températures sont stables : 20-28 °C à l’intérieur, plus fraîches sur la côte (brouillard marin matinal dit June Gloom de mai à juillet).
Janvier-février : Frais en montagne (ski à Big Bear, 2h de route), doux en ville, peu de touristes, période des Oscars (fin février-début mars, Hollywood).
Juillet-août est la haute saison mais aussi la saison des wildfires dans les collines — les incendies sont un phénomène récurrent et, depuis les incendies catastrophiques de janvier 2025 (quartiers de Pacific Palisades et Altadena), une réalité que le voyageur doit intégrer à sa préparation.
Octobre-novembre est la meilleure période : chaleur parfaite, pas de foules estivales, végétation encore verte.
Gastronomie : ce que l’on mange à Los Angeles
La cuisine de Los Angeles est celle de sa démographie — un mélange qui n’existe nulle part ailleurs aux États-Unis.
- Le fish taco (poisson pané ou grillé dans une tortilla de maïs, avec crème, choux et pico de gallo) est le plat de rue le plus typiquement LA — né des restaurants de bord de plage de Baja California.
- Les tacos de rue (stand ouvert après 23h, au al pastor, carne asada ou birria) sont parmi les meilleures choses à manger dans la ville pour moins de 5 $.
- Le Korean BBQ de Koreatown — viandes grillées sur braise à la table, accompagnées de dizaines de banchan — est une expérience de convivialité nocturne incomparable.
- Le ramen des restaurants de Little Tokyo (fondé par les immigrés japonais, avec bouillons portés à la perfection) rivalise avec les meilleures adresses du Japon.
Los Angeles en quelques chiffres
- ~3,9 millions d’habitants dans la ville (US Census Bureau 2024) ; Comté de Los Angeles : ~10 millions
- Fondée : 4 septembre 1781 (gouverneur Felipe de Neve, 44 fondateurs)
- Population 1900 : 102 000 → 1930 : 1,2 million
- >220 langues parlées dans la ville
- Hollywood : premier studio installé 1911 ; Oscars fondés 1929
- Getty Center : inauguré 1997 (Richard Meier), entrée gratuite
- LACMA : 150 000 œuvres, le plus grand musée de l’Ouest américain
- Plus de musées par habitant que n’importe quelle ville américaine, y compris New York
- Incendies catastrophiques : janvier 2025 (Pacific Palisades, Altadena)
- Distance Paris-Los Angeles : ~9 300 km (vol : ~11-12h)