Bellotto (appellé Canaletto), peintre vénitien à Varsovie au 18e siècle

Peu de peintres ont autant fait pour une ville que Bellotto pour Varsovie. S’il reste quelques choses de la Varsovie d’avant guère, c’est grâce au neveu de Canaletto.

Vue de Varsovie depuis Praga en 1770 par Bellotto (Canaletto)
> Vue de Varsovie depuis Praga en 1770 par Bellotto (Canaletto).

 

Le rayonnement de Venise

Vers 1735 lorsque le jeune Bellotto commence son apprentissage chez son oncle Canaletto, la vie artistique et intellectuelle à Venise assurent à la ville des doges un rayonnement qui atteint les principales capitales européennes.

Venise est considérée comme la capitale des peintres védutistes (vedutisti). Les vedutes sont des tableaux représentant un paysage urbain. Canaletto, Bernardo Bellotto et Francesco Guardi sont les peintres les plus représentatifs du genre.

Ils s’aidaient d’un dispositif optique : la chambre noire (camera obscura), placée à l’intérieur de la scène d’un tableau pour préparer leurs cadrages ouvrant la perception optique de la réalité sur un paysage naturel ou suburbain. Ces peintures sont réalisées avec précision et réalisme de détails, et sont en général de grand format.

Si les villes sont l’apanage des Italiens, la représentation réaliste des paysages est la spécialité des peintres flamands.

Madrid et Paris, Vienne et Dresde, Londres aussi, accueillent les meilleurs peintres vénitiens : Canaletto, Ricci, Amigoni, Pellegrini, Carriera.

Il semble que l’électeur de Saxe, le roi de Pologne Auguste III, ait voulu, lui aussi, attirer Canaletto à sa cour : c’est finalement son neveu et élève de prédilection, Bernardo Bellotto, qui partira pour Dresde puis pour Varsovie.

 

Le peintre de Varsovie

En 1768, Bellotto souhaite partir à Saint-Pétersbourg, mais Stanislas Auguste Poniatowski, nouveau roi de Pologne, réussit à le garder à Varsovie. Il peint alors beaucoup de vues de Varsovie, des rues, des églises, des champs.

Ses védutes sont de taille réduite mais comprennent une richesse de détails encore plus remarquables : Visages, costumes, détails architecturaux. Tout est représenté avec un sens du détail incroyable ou alors avec une technique suggestive permettant à notre cerveau d’imaginer des détails inexistants.

 

Faubourg de Cracovie, Krakowskie Przedmiescie, à Varsovie.

Faubourg de Cracovie en direction du Chateau royal de Varsovie
> Faubourg de Cracovie, Krakowskie Przedmiescie, à Varsovie.
En haut depuis le chateau Royal, en bas en direction du chateau.

 

Sur les 30 toiles ou vedutes de Varsovie : 22 toiles sont aujourd’hui visibles dans la chambre Canaletto du Château Royal de Varsovie. 2 dans le Musée national. 6 (?) ont disparus. Compte tenu des bombardements et des pillages russes et allemands, sans compter des « emprunts » de Napoléon, c’est un miracle qu’un si grand nombre existe encore aujourd’hui.

 

Rue Miodowa à Varsovie
> Rue Miodowa à Varsovie.

 

A la fin de la seconde guerre mondiale, Dresden et Varsovie sont en ruine. Les monuments, places et rues peintes par Bellotto n’existent plus. C’est là où où les architectes eurent un éclat de génie et décidèrent d’étudier les toiles du maître pour reconstruire notamment la Vieille ville de Varsovie et celle de Dresden.

 

Vue de Varsovie depuis les terrasses du Chateau Royal.
> Vue de Varsovie depuis les terrasses du Chateau Royal.

 

Chateau de Wilanow depuis le parc.
> Chateau de Wilanow depuis le parc.

 

 Place du marché de la Nouvelle ville de Varsovie.
> Place du marché de la Nouvelle ville de Varsovie.

 

Palais bleu à Varsovie.
> Palais bleu à Varsovie.

 

Eglise des Carmélites à Varsovie.
> Eglise des Carmélites à Varsovie.

 

Vue sur Praga et sur l'église des Bernardins
> Vue sur Praga et sur l’église des Bernardins.

 

 

Maciej

Maciej

J’aime me perdre à la recherche d’endroits surprenants.

Plus de Atmosphère de Varsovie !?

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