Insurrection de Varsovie en 1944 : Musée de l’Occupation et de la résistance

L’insurrection de Varsovie est l’une des batailles urbaines les plus meurtières de la seconde guerre mondiale.  200 000 habitants majoritairement des civils perdront la vie. Varsovie sera transformée en champs de ruine. Le musée de l’insurrection retrace cette histoire et indirectement l’histoire de l’occupation et de la résistance polonaise. 

 

> Scouts et résistants polonais participant à l'insurrection de Varsovie.

> Scouts et résistants polonais participant à l’insurrection de Varsovie.

 

 

Occupation nazie de la Pologne

 

Les nazis considéraient les Juifs, les Slaves et les Tsiganes comme des sous hommes. Dans une Varsovie peuplée à près de 60% par des Slaves et de 40% de Juifs, l’occupation fût beaucoup plus violente et meurtrière qu’à Amsterdam, Copenhague ou Paris dont les Allemands respectaient la « culture supérieure » (pas supérieure à la culture allemande, faut pas déconner non plus).

 

Propagande nazie anti-polonaise de 1920. Un chevalier teutonique contre un Polonais et un socialiste.
> Propagande nazie anti-polonaise de 1920. Un chevalier teutonique contre un Polonais et un socialiste.

 

 

Lorsque Varsovie tombe le 28 septembre 1939 commence l’occupation.

L’objectif d’Hitler est d’éradiquer les cadres de la nation et de transformer les Polonais en esclave des maîtres nazis. Travail forcé, déportation dans les camps et massacres permettront de conquérir un espace vital pour des colons allemands.

Avant la guerre une liste de 61 000 membres de l’élite polonaise (Sonderfahndungsbuch Polen) est constitué par les SS et la gestapo : Militants politiques ou associatifs, universitaires, scientifiques, enseignants, artistes, anciens officiers, nobles, religieux, médecins, avocats et même un sportif de premier plan qui avait représenté la Pologne dans les Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

Ils seront l’objet d’une traque par les Einsatzgruppen ou « troupe d’intervention », une bande d’assassins responsable de l’éxécution par balle d’un million de personnes sur le front de l’est. L’élite polonaise sera éxécutée ou déportée dans des camps en Allemagne.

Une fois géré le présent, il faut prévoir l’avenir et éviter qu’une nouvelle élite renaisse. Les universités et tous les établissements secondaires sont fermées. Restent uniquement ouverte les écoles primaires. Les Polonais doivent apprendre à lire, écrire et compter. Guère plus.

 

 

Résistance au nazisme

 

La plupart des organisations armées polonaises clandestines furent créées par un parti politique : Parti paysan, socialiste, nationaliste ou communiste.

Le groupe le plus important fût l’AK, Armia Krajowa (« Armée du pays »), soutenue par le gouvernement polonais de Londres. Les nationalistes du NSZ, Narodowe Siły Zbrojne (« Forces armées nationales ») restèrent en grande partie indépendant comme les communistes de l’AL, Armia Ludowa (« Armée du peuple ») soutenu par Moscou.

 

Résistants de l'AK en 1944.
> Résistants de l’AK en 1944.

 

 

La résistance prît plusieurs formes, l’une d’entre elles étaient l’enseignement. L’enseignement secondaire et universitaire fût interdit par les Nazis. Les enseignants prirent le relai clandestinement et risquèrent leur vie pour donner cours.

Jusqu’en 1944, il y a eu plus d’un million de lycéens clandestins en Pologne. Au moins 18 000 élèves réussirent leurs examens finaux et reçurent leur certificat. Ce qui conduisit à une situation pour le moins bizarre, où des élèves de lycées officiellement non-existants intégrèrent des universités officiellement non-existantes. En savoir plus.

Les autres formes de résistance militaire comprenait les assassinats de collabos et d’occupants, la libération des prisonniers, la publication et distribution de journaux et tracts, la transmission d’informations aux armées alliées, le sabotage, le sauvetage de Juifs… et les graffitis.

Le symbole de la résistance est une ancre (« kotwica » en polonais ») formé d’un P et d’un W. La signification première des initiales « PW » était « Pomścimy Wawer », « Nous vengerons Wawer » : Un massacre de 107 civils polonais le lendemain de noël 1939. Puis les lettres prirent le sens de Polska Walcząca (« Pologne combattante »). Le symbole, oeuvre d’Anna Smoleńska, fut peint à travers Varsovie le 27 juin 1942 par des scouts. Il signa ensuite toutes les actions de sabotage et fût tamponné sur tous les documents susceptibles de passer de regard en regard : Billets de banque, timbres, journaux autorisés pour saper l’autorité allemande. C’est à côté de la sirène, un autre symbole fort de Varsovie.

En été 1944, l’historien et militaire Krzysztof Komorowski estime à près de 700 000 résistants en Pologne. C’est avec les partisans yougoslaves de Tito, la plus grande armée clandestine de résistance au nazisme de la 2e guerre mondiale.

 

 

Insurrection de Varsovie de 1944

 

En 1944, le ghetto de Varsovie n’est plus qu’un champs de poussière suite à l’insurrection de 1943 et sa destruction systématique voulue par Hitler.

 

Bataille de rue pendant l'nsurrection de Varsovie en 1944, photo de Tomaszewski

> Bataille de rue pendant l’nsurrection de Varsovie en 1944, photo de Tomaszewski

 

 

Musée de l’insurrection de Varsovie

 

Le musée de l’Insurrection de Varsovie est l’un des musées les plus intéressant de Varsovie. Sa muséographie multimédia en fait un des lieux incontournables d’une visite dans la capitale.

Sur près de 3000 m2, une collection de 800 objets et de plus de 1500 photos, videos et sons vous découvrirez l’une des batailles les plus dramatiques de la seconde guerre mondiale.

 

Intérieur du musée de l'insurrection de Varsovie
> Intérieur du musée de l’insurrection de Varsovie.

 1944, film sur l'insurrection de Varsovie
> Extrait d’un film en couleur sur l’insurrection de Varsovie.

 Armes rudimentaires utilisées par les insurgés.
> Armes rudimentaires utilisées par les insurgés.

 

 

Informations pratiques sur le musée de l’Insurrection

 

Le musée de l’insurrection se trouve dans le quartier de Wola à proximité du quartier Srodmiescie nord à Varsovie.

Adresse : ul. Grzybowska 79, 00-844 Warszawa
Horaires d’ouverture : Lundi, mercredi et vendredi de 8h à 18h. Jeudi de 8h à 20h. Samedi et dimanche de 10h à 18h. Fermé le mardi.
Tarif d’entrée : 18 Zl (5 euros).
Accès : Tram 1, 22, 24, 8

Site officiel : http://www.1944.pl

 

En savoir plus sur l’Insurrection de Varsovie :

Pour en savoir plus sur la Pologne pendant la seconde guerre mondiale, vous pouvez visiter le musée de Cracovie pendant la seconde guerre mondiale et le camp d’extermination d’Auschwitz.

 

 

 

 

 

 

 

 

Maciej

Maciej

J’aime me perdre à la recherche d’endroits surprenants.

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