A moins de 100 km de Cracovie se trouve le camp nazi d’Auschwitz Birkenau. C’est l’un des lieux les plus effroyables sur terre. Ici, 1 100 000 personnes furent exterminées. 90% des victimes étaient juives. Classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, il est le plus terrible témoignage de la barbarie de l’Allemagne nazie.

 

> La porte d'entrée du camp d'Auschwitz avec la promesse "Arbeit macht frei" : Le "travail rend libre". Photo de Chickunkrispy
> La porte d’entrée du camp d’Auschwitz avec la promesse « Arbeit macht frei » : Le « travail rend libre ». Photo de Chickunkrispy

 

 

Le camp d’Auschwitz est le plus grand camp de travail et d’extermination nazi. Il fût construit dans la ville d’Oswiecim (Auschwitz en allemand) sur le territoire de la Pologne occupée. Une communauté juive habitait Oswiecim depuis 1550 et constituait avant guerre la majorité de sa population.

 

Auschwitz est desservie par un réseau ferré dense. Le maillage ferroviaire fût un critère de choix déterminant pour Himmler, bras droit d’Hitler en charge de la « Solution finale ».

Le train, la déportation, la mort. Auschwitz, c’est à l’est. Loin de l’occident. Passé l’année 1939, la guerre s’est propagée en Europe et au monde. La Pologne n’intéresse plus personne. Le secret sera bien gardé…

 

D’abord le contexte historique, les étapes de construction et le fonctionnement du camp d’Auschwitz. A la fin de l’article, les informations pratiques, comment s’y rendre, horaires d’ouvertures et tarifs des visites guidées.

Les sites (Auschwitz I et Auschwitz II Birkenau) sont accessibles gratuitement hors visite guidée. Vous devrez néanmoins obligatoirement être muni d’un ticket d’entrée.

 

 

 Des visites guidées en français sont organisées dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

 

 

La Pologne avant Auschwitz

 

En 1917, la révolution bolchevique a gagné Saint Petersbourg, la capitale des Tsars. Après l’effondrement des empires centraux (Prusse et Autriche-Hongrie), suite au Traité de Versailles en 1919 et à l’action président américain Wilson, la Pologne disparue des cartes en 1793 renaît.

Le pays divisé pendant 120 ans reforme un tout qu’il faut uniformiser d’un point de vue administratif et rendre viable économiquement. La Pologne est un jeune état principalement agricole, multiethnique et multi-confessionnel

En 1920, l’Armée Rouge de Trostky attaque la Pologne avec pour objectif d’exporter la révolution en Europe de l’ouest et notamment en Allemagne. L’offensive est sur le point de réussir quand une contre-attaque polonaise signe la débâcle russe appelé le miracle de la Vistule. Cette victoire du Maréchal Pilsudski assure à la Pologne 20 années de paix avec ses voisins. 20 années de troubles intérieurs.

 

Infanterie polonaise en route pour protéger Varsovie de l'Armée rouge.
> Infanterie polonaise en route pour protéger Varsovie de l’Armée rouge.

 

 

Il y a une forte polarité entre les partis de droite et d’extreme droite proche de l’église catholique d’une part et les partis socialistes et communistes polonais et juifs. Il y a aussi des partis politiques liés au minorités ethniques de la Pologne notamment un parti sioniste fort. L’armée occupe une place importante de la vie politique. 

En 1929, le président Narutowicz démocratiquement élu et candidat de la gauche et des minorités ethniques est abattu 5 jours après son élection dans le musée Zacheta à Varsovie par un artiste nationaliste. Le Jeudi noir et les effets de la crise mondiale s’arrangent rien.

Avant la seconde guerre mondiale, la Pologne comprend la communauté juive la plus importante d’Europe. Varsovie est alors la 2e plus grande ville juive du monde.

 
 

 

Rencontre de Józef Piłsudski avec le président Narutowicz en 1922.
> Rencontre de Józef Piłsudski avec le président Narutowicz en 1922.
Photo de classe dans une école juive en Pologne en 1933. Photo de Moshe Tsurnamal
> Photo de classe dans une école juive en Pologne en 1933. Photo de Moshe Tsurnamal

 
Enfants juifs à Varsovie en 1897 - photo de B.W. Kilburn.
> Enfants juifs à Varsovie alors dans l’Empire Russe en 1897 – photo de B.W. Kilburn.

 

 

Après la mort du père de l’indépendance polonaise le Maréchal Pilsudski, un militaire autoritaire et protecteur des minorités. L’état glisse vers une forme de proto-fascisme :

  • Lutte contre le communisme. Elle emprisonne les volontaires polonais des brigades internationales en route pour aider les Républicains en Espagne en 1936. Les Polonais constitueront malgré tout le 2e contingent le plus important après les Français.
  • Soutien à Mussolini. Elle soutient auprès de la SDN (futur ONU) l’Italie lors de son invasion de l’Ethiopie.
  • Défiance à l’égard des démocraties. En 1938, le gouvernement polonais voit d’un bon oeil les accords de Munich réduisant l’indépendance de la Tchécoslovaquie avec laquelle la Pologne a des contentieux frontaliers.
  • Homogénéisation de la population. L’armée polonaise forme enfin des Juifs polonais sionistes pour lutter pour l’indépendance du foyer juif en Palestine. L’objectif est de favoriser la création d’un état juif et une émigration des Juifs de Pologne.

Si la Pologne reste l’alliée des démocraties occidentales, France et Angleterre. Les relations ne sont pas bonnes.

 

Les relations ne sont pas bonnes non plus avec l’URSS où Staline fait office d’épouvantail absolu. Entre famine en Ukraine, purges, assassinats, déportation dans les goulags ou en Sibérie des opposants réels ou supposés, avant même le début de la guerre, l’historien Timothy Snyder évolue le nombre de morts à près de 4 millions. Les Ukrainiens paient le plus fort tribut, les Russes et la minorité polonaise soupçonnées d’être une 5e colonne anticommuniste.

 

Les relations ne sont enfin pas bonnes avec l’Allemagne. Après son coup de force en 1933, l’incendie du Reichstag et son élection à la chancellerie Hitler fascine une partie des élites mondiales dont le ministre des affaires étrangères polonais Jozef Beck. La fascination durera jusqu’au moment où le chancelier allemand remit en cause les frontières polonaises.

Hitler souhaite une liaison routière et ferroviaire entre l’Allemagne et la Prusse Orientale. La Pologne refuse. Après l’Autriche, la Bohême et la Moravie, l’Allemagne continue sa politique agressive d’annexion. Le 31 août 1939, une attaque sous fausse bannière a lieu sur l’émetteur de Gleiwitz. Les Polonais sont accusés et l’Allemagne tient son prétexte pour attaquer la Pologne.

 

 

2e guerre mondiale et occupation de la Pologne

 

Le 1 septembre 1939, Hitler attaque Dantzig et envahit le pays. La guerre éclate et le choc est terrible. En vertu des alliances militaires, l’Angleterre puis la France déclare la guerre à l’Allemagne. La déclaration ne s’accompagne néanmoins d’aucune attaque ou d’aucun mouvement militaire à l’ouest. La Pologne est seule. Pour certains occidentaux, elle l’a bien cherché. Pour les Polonais, c’est une trahison toujours vive.

Le 17 septembre, l’URSS entre en guerre et prend la Pologne en étau conformément au protocole secret du Pacte germano-soviétique Molotov-Ribbentrop. Staline tient sa revanche sur la défaite de l’armée rouge 19 ans plus tôt.

 

Pacte Ribbentrop-Molotov : L'accord germano-soviétique de partage de la Pologne et de l'Europe de l'est.
> Pacte Ribbentrop-Molotov : L’accord germano-soviétique de partage de la Pologne et de l’Europe de l’est. En brun la partie allemande, en vert la partie soviétique. 

 

 

Bientôt l’armée polonaise est vaincue. En 3 semaines, près de 70 000 soldats et civils polonais ont perdu la vie. Entre 700 000 et 900 000 sont tenus prisonniers par les Allemands et les Russes. 100 000 soldats s’échappent et reforment l’Armée polonaise en France. Le gouvernement part en exil en France puis à Londres. Aucun armistice ne sera signé. La Pologne reste en guerre dans le pays et à l’extérieur de ces frontières.

La double occupation se solde par une effroyable politique de terreur à l’égard des civils. Côté allemand, la Sonderfahndungsbuch Polen liste de 61 000 personnes à abattre. Des hommes et femmes politiques, des intellectuels, médecins, avocats, religieux, professeurs, dirigeants syndicaux et associatifs, juges, anciens officiers, anciens combattants, sportifs, artistes… Côté soviétique, le NKVD, nom de la police politique organise l’équivalent : Liquidation physique de plus de 20 000 officiers, médecins, enseignants (à Katyn et ailleurs), déportation de 60 000 personnes au Kazakhstan, emprisonnement…

Commence la période la plus terrible que ce coin du monde ait connu.

 

 

Résistance et collaboration avec l’Allemagne nazie

 

La grande majorité des Polonais s’oppose à l’occupation allemande et soviétique. Le mouvement de résistance en Pologne fût l’un des plus importants d’Europe avec les partisans yougoslaves et biélorusses. 

Dans tous les pays occupés d’Europe existaient des structures souterraines mais il n’y a que sur le territoire de la Pologne occupée qu’existait un véritable État clandestin avec son pouvoir exécutif et judiciaire, ses partis politiques, son administration et son armée secrète aux ordres du gouvernement polonais exilé à Londres. 

L’occupation allemande interdit le niveau éducatif secondaire et supérieur en Pologne ? Un réseau d’enseignement souterrain s’est mis en place . Les étudiants polonais passaient leur bac pendant la guerre alors qu’aucun lycée n’existait officiellement.  

Les Allemands s’appuient sur la collaboration et la dénonciation ? Un tribunal juge les collaborateurs et émets un verdict pouvant être la peine de mort. Près de 12 000 collaborateurs polonais et ukrainiens seront assassinés par la résistance. Entre 7 000 et 10 000 allemands nazis. 

En 1944, la résistance compte jusqu’à 650 000 membres répartis entre l’état clandestin, les groupes résistants communistes et nationalistes. Jusqu’à 200 000 selon les Allemands et 390 000 selon d’autres sources…

 

Organisation de l'état clandestin en Pologne occupée.
> Organisation de l’état clandestin en Pologne occupée.

 

 

La Résistance polonaise a produit 48% des rapports d’Europe continentale reçus entre 1939 et 1945 par les services secrets britanniques. Son réseau d’informateurs s’étendait jusqu’en… Afrique du nord.

L’Armia Krajowa pour « Armée intérieure » a alerté Londres et Washington sur la « solution finale » notamment via les résistants Witold Pilecki (rapport sur Auschwitz des 1941) et Jan Karski (en 1942). Rien n’a été fait par les Alliés pour arrêter le système concentrationnaire et la machine de mort allemande.

Les militaires mènent des objectifs militaires. Vaincre les armées nazies est un objectif militaire. Bombarder des lignes de train pour arrêter le massacre de civils n’est pas un objectif militaire.

 

 

 

L’ « Armée intérieure » a perturbé jusqu’à 1 train d’approvisionnement allemand sur 8  sur les lignes du front de l’Est.

Certains Polonais ont collaboré avec les Nazis par appât du gain, par antisémitisme ou par instinct de survie. Des Polonais ont dénoncé des Juifs, les ont chassés lors de battus, volés et tués pendant et même après la guerre. Des Polonais sont aussi morts pour avoir sauver des Juifs. D’ailleurs l’unique peine encourue par un Polonais pour aider un Juif était la mort.

Il est naïf de voir le monde d’alors en noir et blanc. Des Juifs ont collaboré avec les Nazis au sein de la police juive ou du Judenrat (administration juive des ghettos). Des Allemands furent détenus dans les camps de concentration pour leur opposition politique aux Nazis. 

6 millions de Polonais sont morts pendant la seconde guerre mondiale dont 3 millions étaient juifs. Plus de 16% de la population d’avant guerre a disparu, bombardée, fusillée, gazée, pendue. En proportion, la population polonaise a souffert plus qu’aucun autre pays au monde. Retour à Auschwitz. 

 

 

Camp d’Auschwitz, histoire et étapes de construction

 

Le camp de concentration d’Auschwitz est créé le à l’initiative de Heinrich Himmler. 

Le camp va progressivement passer d’une prison inhumaine à un camp d’extermination des Juifs d’Europe après la conférence de Wannsee dans la banlieue de Berlin.

  1. Du premier transport de prisonniers politiques polonais le 14 juin 1940 jusqu’au début 1942, Auschwitz est un camp de concentration où les conditions de vie et de travail tuent les prisonniers « lentement ». Le taux de mortalité est très élevé. Le camp Auschwitz I est composé de baraques en brique .
  2. De début 1942 à octobre 1944, le camp d’extermination Auschwitz II Birkenau est ouvert avec pour objectif de réaliser la « Solution finale », d’éliminer la population juive d’Europe et de fournir aux entreprises allemandes de chimie et d’armement proches une main d’oeuvre corvéable. Le taux de mortalité est de 80% le jour d’arrivée.

 

En été 1944, le camp couvre environ 40 km2 et une 40-aine de camps plus petits sont dispersés autour dans un rayon de plusieurs 100-aine de kilomètres. A son maximum, 135 000 personnes mourraient en esclave dans le complexe d’Auschwitz.

Après la fermeture des chambres à gaz en octobre 1944 et en raison de l’offensive soviétique proche, le camp est progressivement liquidé avant d’évacuer les derniers prisonniers.

 

Carte du camp d'Auschwitz avec Auschwitz I et Auschwitz II de part et d'autre du chemin de fer. Image de Walké.
> Carte du camp d’Auschwitz avec Auschwitz I et Auschwitz II de part et d’autre du chemin de fer. Image de Walké.

 

 

Arrivée à Auschwitz-Birkenau et sélection

 

L’arrivée au camp s’effectue en train dans les wagons à bestiaux où les plus faibles meurent sous l’effet de la chaleur, de la fatigue et du manque d’eau.

 

Rampe bondée d'Auschwitz-Birkenau en mai 1944. Les cheminées à l'horizon sont les crématoires situés à côté des chambres à gaz.
> Rampe bondée d’Auschwitz-Birkenau en mai 1944. Les cheminées à l’horizon sont les crématoires situés à côté des chambres à gaz.

 

 

A la sortie du train, dans la cohue et l’agitation, les objets personnels sont confisqués et deux colonnes sont formées : 

  • Les hommes et les garçons plus âgés d’un côté,
  • Les femmes et les enfants dans l’autre.

 

Ils avancent en rang devant des médecins et des fonctionnaires SS du camp. La sélection consiste à décider de leur aptitude au travail

L’âge et la condition physique générale sont les principaux critères. En moyenne, 1 personne sur 5 (20%) est retenue soit environ 200 000 personnes. Ils sont alors conduits dans le camp, enregistrés comme prisonniers, on les rase, on tatoue un numéro de matricule sur leur bras, les habille d’un uniforme avec un triangle, les affecte à une baraque et à un « Kommando » de travail. 

Tous les enfants de moins de 16 ans et les personnes âgées sont inaptes et envoyés à la « désinfection ». Pour éviter la panique, on les rassure sur le fait qu’ils retrouveront leur famille après.

Pour 80% des déportés majoritairement juifs, l’arrivée à Auschwitz se traduit par une mort dans la journée.

 

 

Sélection sur la rampe d'Auschwitz Birkenau avec les deux colonnes d'hommes et de femmes et enfants.
> Sélection sur la rampe d’Auschwitz Birkenau avec les deux colonnes d’hommes et de femmes et enfants.
Arrivée de Juifs hongrois à Auschwitz Birkenau : Tous les enfants sur la photo ont été gazés.
> Arrivée de Juifs hongrois à Auschwitz Birkenau : Tous les enfants sur la photo ont été gazés. Les femmes âgées aussi.

 

 

 

Chambres à gaz et fours crématoires

 

Pour la « désinfection », les déportés doivent se déshabiller, d’abord en plein air puis dans une salle spécialement construite.

Rien ne doit transparaître sur la réalité des « douches ». Les SS sont armés et avec des chiens mais en grande infériorité numérique.

Les personnes sont emmenées dans la chambre à gaz, enfermées et tuées avec du gaz Zyklon B.

Début septembre 1941, environ 600 prisonniers de guerre soviétiques et 250 Polonais malades furent les premiers cobayes à expérimenter ce puissant pesticide utilisé initialement pour nettoyer les baraques du camp.

La morgue du crématoire I du camp principal sera adaptée pour être utilisée comme chambre à gaz. Plusieurs centaines de personnes à la fois pourraient être tuées dans cette pièce. Des fermes sont ensuite réquisitionnées et transformées avant de construire des chambres à gaz permettant de tuer un nombre toujours plus grand de personnes : D’abord 800, puis 1200, enfin 2000 par « désinfection ».

Après leur mort, les prisonniers du Sonderkommando sortent les cadavres des chambres, coupent les cheveux des femmes et enlèvent les dents en métal et les bijoux. Ensuite, ils brûlent les cadavres dans des fosses, des bûchers ou dans les fours du crématorium.

Des crématoires furent construits pour bruler jusqu’à 4000 corps par jour. Les os qui ne brûlaient pas complètement étaient broyés en poudre avec des pilons. Les cendre étaient jetés dans les rivières et étangs à proximité ou utilisés comme engrais.

 

 

L'un des crematoriums d'Auschwitz où étaient brulées les cadavres des personnes gazées. Photo de Marcin Białek.
> L’un des petits crematoriums d’Auschwitz où étaient brulées les cadavres des personnes gazées. Photo de Marcin Białek.

 

 

La survie dans le camp de concentration d’Auschwitz

 

Tout au long de l’existence du camp, les autorités y ont traité les Juifs avec une cruauté impitoyable. Les SS considéraient la vie juive comme la moins précieuse de toutes.

Les règles draconiennes du camp, la menace constante de coups, l’humiliation, la punition individuelle et collective crée un désespoir psychologique et auquel s’ajoute les souffrances physiques infligées, la famine et l’épuisement lié à un travail éreintant. 

 

A l'intérieur d'une baraque du camp d'Auschwitz. Photo de Swgreed.
> A l’intérieur d’une baraque du camp d’Auschwitz. Photo de Swgreed.
Le camp est encerclé de fils barbelés électrifiés - Photo d'Eyshpater
> Le camp est encerclé de fils barbelés électrifiés – Photo d’Eyshpater

 

 

La vie est rythmée par des journées de travail épuisantes d’environ 10h 6 jours sur 7.  Les déportés étaient employés dans différents secteurs d’activités. Ils se voyaient ainsi confier des travaux dans les mines, dans l’armement, l’ industrie métallurgique, dans les industries chimiques (appartement à un groupement d’entreprises auquel participaient BASF, Bayer et Agfa) ainsi que des travaux forestiers ou liés à l’agriculture.

Un appel en début et en fin de journée pouvait duré plusieurs heures et donnait lieu à des châtiments corporels.

 

Appel dans le camp des femmes d'Auschwitz II Birkenau.
> Appel dans le camp des femmes d’Auschwitz II Birkenau.
En route pour une journée de travail pour ces prisonnières d'Auschwitz Birkenau.
> En route pour une journée de travail pour ces prisonnières d’Auschwitz Birkenau.
Usine IG-Farbenwerke en construction à Auschwitz : Primo Lévi y travaillera en tant que chimiste.
> Usine IG-Farbenwerke en construction à Auschwitz : Primo Lévi y travaillera en tant que chimiste.

 

 

Les conditions générales de vie dans les camps ont fait en sorte que de nombreuses personnes sont tombées malades dès les premiers mois. Leur nombre a augmenté régulièrement au fil du temps : Rhume, pneumonie, gelure se transformant en gangrène, maladies de la peau, gale, tuberculose, ague (paludisme), méningite, pemphigus, dysenterie…

Presque tous les détenus souffraient de furoncles, d’éruptions cutanées et d’abcès résultant principalement d’une carence en vitamines. 

En 1942 et 1943, des épidémies de typhus font le plus de victimes.

Une maladie caractéristique du camp était la maladie de la famine. Elle était généralement accompagnée de diarrhée (souvent sanglante), de jambes enflées, de troubles de la vue et de l’ouïe, de perte de mémoire, de dépression nerveuse et d’épuisement jusqu’à l’effondrement.

La majorité des détenus souffraient simultanément de plusieurs maladies.

 

 

Les étoiles et les triangles

 

Chaque prisonnier porte un uniforme marqué d’un triangle ou d’un symbole distinctif. Cela permettait d’organiser le camp, de diviser les détenus et de les traiter différemment.

  • Les triangles rouges inversés chevauchant un triangle jaune pour former une forme d’étoile de David marquaient les « Juifs ». Plus tard, le triangle rouge était recouvert d’une étroite bande rectangulaire jaune.
  • Les triangles rouges marquaient les « prisonniers politiques » emprisonnés sur la base d’une« ordonnance de garde à vue » émise par un poste de police d’État. Il s’agissait avant tout avant tout de Polonais.
  • Les triangles verts marquaient les détenus « criminels » emprisonnés. Les prisonniers de cette catégorie étaient pour la plupart des Allemands.
  • Les triangles noirs marquaient les prisonniers « asociaux » emprisonnés en théorie pour vagabondage ou prostitution, mais en fait pour un large éventail d’autres actes ou comportements, interprétés de manière lâche et arbitraire par la police. Les Roms ont été classés comme asociaux.
  • Des triangles violets marquaient les détenus « Témoins de Jéhovah » considérés comme des ennemis de l’État en raison de leurs convictions pacifistes.
  • Les triangles roses marquaient les prisonniers « Homosexuels », en pratique exclusivement allemands.

 

Les Juifs transportés à Auschwitz pour un meurtre immédiat et les Polonais envoyés à Auschwitz pour être exécutés n’ont reçu aucune marque d’identification.

 

 

Les médecins à Auschwitz

 

Les médecins SS étaient officiellement responsables du service médical des détenus, mais en réalité ils ne prêtaient guère attention aux besoins des détenus.

Ils créaient l’apparence de soins médicaux mais leur rôle principal consistait à faire la sélection à l’arrivée des trains et à effectuer des expériences sur les prisonniers pour le compte de l’industrie pharmaceutique allemande. Ou pour leurs propres intérêts de recherche.

Important. Ils signaient des milliers de certificats de décès de prisonniers avec des causes de décès fictives. Crise cardiaque pour un homme abattu.

Dans les pièces surpeuplées des hôpitaux du camp gisaient des prisonniers extrêmement épuisés, souvent inconscients ou à l’agonie. Des puces et des poux pullulaient et la nuit des rats rongeaient les patients morts et les plus faibles.

Les médecins nazis entreprenaient notamment des recherches sur la stérilisation de masse. Le tristement célèbre Docteur Mengele effectuait des recherches sur les vrais jumeaux, les personnes atteintes d’hétérochromie (différence de couleur entre l’iris des deux yeux ou entre des parties d’un même iris), de nanisme ou de difformités anatomiques. 

 

 

Les prisonniers « fonctionnaires »

 

Les Nazis ont utilisé la domination et la terreur pour contrôler les grandes populations des camps avec seulement quelques centaines de fonctionnaires SS. 

Le système divise les détenus et les organisent en une hiérarchie qui procure à certains, des avantages à l’intérieur du camp.

Des prisonniers étaient fonctionnaires du camp. Ils occupaient des rôle allant à la gestion du camp, d’une baraque ou d’un groupe de travail.

 

Les gardiens de prison ou kapo était un instrument clé de domination. 

Un kapo était un prisonnier d’un camp de concentration nazi affecté au contrôle et à la supervision du travail forcé ou à la réalisation de tâches administratives.

Les kapos ne subissent pas de sévices physiques ni de travaux forcés s’ils s’acquittent de leurs fonctions et poussent les autres détenus à travailler plus dur. Ils ont des privilèges, tels que des vêtements civils et une chambre privée.

De nombreux kapos étaient recrutés dans les rangs des gangs criminels violents. Ces criminels étaient connus pour leur brutalité envers les autres prisonniers. Cette brutalité était tolérée par les SS et faisait partie intégrante du système des camps.

Un kapo pouvait redevenir un prisonnier s’il ne s’acquittait pas de sa tache et retourner dormir dans les baraques avec les autres détenus risquant alors la mort en représailles.

 

 

Résistance et évasion du camp

 

La résistance à Auschwitz s’est d’abord organisé au sein des « prisonniers politiques » polonais. Si chaque camp politique (Socialiste, Parti paysan et Nationaliste) eut d’abord son organisation, elles fusionnèrent ensuite pour plus d’efficacité.

Les prisonniers polonais ont préparé des rapports et des listes de crimes SS passés en contrebande vers le monde extérieur par des voies secrètes. Les plus célèbres furent les rapports de Pilecki et celui de Jerzy Tableau. Ils ont également envoyé des copies et des extraits des registres au membre de la résistance à l’extérieur du camps, de la à la délégation du gouvernement national, puis par radio ou courrier au gouvernement polonais en exil à Londres.

Le gouvernement polonais en exil a joué un rôle important dans la révélation des atrocités nazies. Par la presse et les voies diplomatiques, il a constamment essayé d’informer la communauté internationale et les gouvernements alliés et neutres de ce qui se passait à Auschwitz et dans d’autres camps, du massacre de Polonais et de l’extermination des Juifs

 

Alors que les contacts secrets avec le camp se multipliaient, des vivres et des médicaments furent livrés aux prisonniers par la résistance polonaise.

Des évasions furent préparés avec l’organisation d’abri, de protection et de transfert des évadés vers des maquis. Afin de décourager les tentatives, les nazis exécutaient dix hommes en représailles pour chaque évadé. 928 prisonniers ont tenté leur chance et pour 196 prisonniers, l’évasion fût un succès.

 

Alors que la population carcérale changeait, des prisonniers d’autres origines ethniques principalement des Juifs rejoignait la résistance. Certains groupes étaient organisés sur une base ethnique et d’autres étaient mixtes. Au début de 1942/1943 virent le jour des groupes non seulement juifs mais aussi austro-allemands, tchèques, français, russes et yougoslaves. La plupart étaient de gauche.

En 1943, certains groupes ont fusionnés avec la résistance polonaise sous le nom de Kampfgruppe Auschwitz (Groupe de combat Auschwitz). Un conseil militaire conjoint a été mis en place avec la résistance à l’extérieur du camp pour préparer un soulèvement. Les préparatifs ont atteint un stade avancé, mais le feu vert à la révolte n’a jamais été donné car la lutte aurait été trop inégale.

Dans le cas d’une évasion massive, il n’y aurait pas eu de moyen pratique d’abriter des dizaines de milliers de prisonniers dans la région d’Auschwitz. Un terrain plat marécageux, pas de forêt, pas de relief.

 

 

Mutinerie et bombardement d’Auschwitz III

 

L’une des premières mutinerie a eu lieu le 10 juin 1942 quand des prisonniers polonais ont tenté de s’échapper alors qu’ils travaillaient dans un fossé de drainage à Birkenau. Seuls quelques-uns à s’évader. En représailles, les SS ont exécuté 20 prisonniers par balles et assassiné plus de 300 Polonais dans la chambre à gaz.

Les prisonniers de guerre soviétiques se sont également mutinés et se sont échappés de Birkenau le 6 novembre 1942. Sous couvert de brouillard et d’obscurité tombante, ils ont forcé le passage devant les postes de garde SS dans une partie du camp de Birkenau toujours en construction et sans clôture. La majorité d’entre eux ont été abattus ou capturés lors de l’évasion.

Le 7 octobre 1944, la plus grande et la plus spectaculaire tentative de mutinerie et d’évasion de l’histoire d’Auschwitz fût l’oeuvre des Juifs du Sonderkommando.

Ils mirent le feu à l’un des crématoires, causant de graves dégâts et attaquèrent les SS à proximité. Certains prisonniers franchirent la clôture puis furent rattrapés et abattus.

Au total, environ 250 Juifs sont morts au combat dont les chefs de mutinerie Załmen Gradowski et Józef Deresiński. 3 SS furent tués, 10 blessés. 4 femmes juives qui avaient volé aux Allemands le matériel explosif furent pendues en public.

 

Dès 1941, la résistance polonaise transmet des rapports sur Auschwitz aux Alliés via le gouvernement polonais en exil à Londres.

Fin 1942, grâce à la mission de Jan Karski et par d’autres biais, le gouvernement des États-Unis et du Royaume-Uni sont bien informés sur la « solution finale » et sur Auschwitz-Birkenau. 

En avril 1944 un avion de reconnaissance allié survole le camp pour photographier le complexe industriel Monowitz (Auschwitz III). En juillet, Washington refuse le bombardement des voies ferrées menant à Auschwitz demandé par les dirigeants juifs américains.

Le camp d’Auschwitz III à environ 5 km des camps Auschwitz I et II est bombardé quatre fois entre août et décembre 1944. L’objectif est de détruire les industries chimiques travaillant pour l’armée allemande (production de caoutchouc de synthèse).

Les militaires mènent des objectifs militaires. Vaincre les armées nazies est un objectif militaire. Bombarder des lignes de train pour arrêter le massacre de civils non.

 

Vue aérienne des camps d'Auschwitz : Auschwitz II Birkenau en haut de l'image, Auschwitz I plus bas et le complexe industriel Auschwitz III tout en bas.
> Vue aérienne des camps d’Auschwitz : Auschwitz II Birkenau en haut de l’image, Auschwitz I plus bas et le complexe industriel Auschwitz III tout en bas.
Vue aérienne partielle de Auschwitz II Birkenau.
> Vue aérienne partielle de Auschwitz II Birkenau.

 

 

Histoires tragiques et héroïques d’Auschwitz

 

Il y a littéralement un million d’histoires tragiques à Auschwitz. Certaines ont traversé le temps pour nous permettre d’imaginer une vision de l’enfer. Le musée d’Auschwitz associe régulièrement sur ses réseaux sociaux (Twitter & Facebook) un nom avec un visage et une histoire. Pour que la mort de chaque individu reste une tragédie et non une statistique même si elle se compte en million. N’en déplaise à Staline.

 

Premier Noël à Auschwitz. Le 24 décembre 1940, « Les nazis ont installé un sapin de Noël avec des lumières électriques sur la place de l’appel. En dessous, ils ont placé les corps des prisonniers morts au travail ou gelés à l’appel » se souvient Karol Świętorzecki. 

Faim. Après une évasion en juillet 1941 en représailles le commandant Karl Fritsch condamnent 10 prisonniers à être enfermés dans le bunker sans nourriture ni eau jusqu’à leur mort. Parmi les condamnés Franciszek Gajowniczek emprisonné pour avoir aidé la résistance polonaise craque. Le Père Maximilien Kolbe s’avance et dit au commandant «Je suis prêtre catholique. Laisse-moi prendre sa place. Je suis vieux. Il a une femme et des enfants. » Deux semaines plus tard alors que ses 9 autres compagnons sont mort dans le bunker, le Père Kolbe est tué par une injection de poison.

Combat sans espoir. Un transport de Juifs arrive de Bergen-Belsen en octobre 1943. Les SS les envoient aux chambres à gaz immédiatement après leur sélection. Dans la salle de déshabillage, l’antichambre de la chambre à gaz, une des femmes réalisent le danger et saisit le pistolet du SS Josef Schillinger. Elle lui tire dessus et le blesse gravement, elle tire sur un deuxième SS Wilhelm Emmerich. D’autres femmes attaquent les hommes de main. La mutinerie est vite réprimée et toutes les femmes sont tuées. Schillinger meurt sur le chemin de l’hôpital. Emmerich survit mais est handicapé.

Evasion. Une évasion spectaculaire permit la transmission du premier rapport Pilecki. Le 20 juin 1942, Kazimierz Piechowski (matricule no 918) s’évade avec trois co-détenus, Stanisław Gustaw Jaster, Józef Lempart et Eugeniusz Bendera15. Les évadés ont volé des uniformes SS, des armes et une voiture Steyr avec laquelle ils sortent par la porte principale du camp. Les Allemands ne reprirent aucun d’entre eux

Juliette. Mala Zimetbaum est née dans une famille juive du sud de la Pologne. Elle grandit en Belgique, où sa famille a déménagé en 1920. Arrêtée par la Gestapo, elle est déportée à Auschwitz en septembre 1942. Elle survit à la sélection et devient traductrice grâce à sa connaissance de 5 langues (Allemand, français, néerlandais, italien et polonais). Elle joue un rôle important dans le mouvement de résistance. Le 24 juin 1944, elle s’échappe avec son amant polonais, Edek Galiński. Ils sont arrêtés le 6 juillet à la frontière slovaque et ramenée à Auschwitz. Ils seront torturées et condamnés à mort. Avant l’exécution Mala se coupe les poignets avec une lame de rasoir puis elle frappe au visage les mains pleines de sang le gardien venu la chercher. Elle aurait pu crier « Je mourrai en héros, tu mourras comme un chien! ». L’ordre est donné de la brûler vive dans le crématorium. Les versions divergent, est-elle morte de ses blessures ou a-t-elle été exécutée avant ? Dans le camp des hommes, l’officier nazi lit la sentence de peine de mort, Edward Galinski plonge la tête dans le nœud coulant et bascule sa chaise. Les soldats le retiennent, le nœud est déserré et la lecture du verdict se poursuit. Ses dernières paroles sont « Vive la Pologne ! ». En signe de respect, les détenus ôtent leurs bérets de prisonniers. 

 

 

Mala Zimetbaum, résistance juive polonaise assassinée à Auschwitz après une évasion réussie du camp avec son amant polonais.
Mala Zimetbaum, résistance juive polonaise assassinée à Auschwitz après une évasion réussie du camp avec son amant polonais : Edek Galiński.
Kazimierz Stamirowski lieutenant-colonel de cavalerie de l'armée polonaise, adjudant du maréchal Józef Piłsudski assassiné à Auschwitz.
Kazimierz Stamirowski lieutenant-colonel de cavalerie de l’armée polonaise, adjudant du maréchal Józef Piłsudski assassiné à Auschwitz.
Lucyna Radziejowska, enseignante polonaise persécuté pour avoir aider des Juifs, assassinée à Auschwitz.
Lucyna Radziejowska, enseignante polonaise persécuté pour avoir aider des Juifs, assassinée à Auschwitz.
Ludwik Puget, sculpteur, peintre et historien de l'art polonais d'origine française assassiné à Auschwitz.
Ludwik Puget, sculpteur, peintre et historien de l’art polonais d’origine française assassiné à Auschwitz.
Etty Hillesum, auteure hollandaise de lettres et d'un journal intime décrivant son éveil religieux et les persécutions des Juifs à Amsterdam. Assassinée à Auschwitz.
Etty Hillesum, auteure juive hollandaise décrivant son éveil religieux et les persécutions des Juifs à Amsterdam. Assassinée à Auschwitz.
Maximilian Kolbe, prêtre catholique ayant choisi la mort à la place d'un autre homme, assassiné à Auschwitz.
Maximilian Kolbe, prêtre catholique polonais ayant choisi la mort à la place d’un autre homme, assassiné à Auschwitz.
Friedl Dicker Brandeis est une artiste peintre et une enseignante juive autrichienne assassinée à Auschwitz.
Friedl Dicker Brandeis est une artiste peintre et une enseignante juive autrichienne assassinée à Auschwitz.
Antoni Bolt est un homme politique, maire de Torun avant la guerre. Assassiné à Auschwitz.
Antoni Bolt est un homme politique polonais, maire de Torun avant la guerre. Assassiné à Auschwitz.
Hedwig Dülberg-Arnheim est une artiste dessinatrice juive allemande assassinée à Auschwitz.
Hedwig Dülberg-Arnheim est une artiste dessinatrice juive allemande assassinée à Auschwitz.
Victor "Young Perez" est un champion de boxe français (juif tunisien) assassiné à Auschwitz.
Victor « Young Perez » est un champion de boxe français (juif tunisien) assassiné à Auschwitz.
Irène Némirovsky est une écrivaine juive russe d'expression française assassinée à Auschwitz. Elle est le seul écrivain à qui le prix Renaudot ait été décerné à titre posthume.
Irène Némirovsky est une écrivaine juive russe d’expression française assassinée à Auschwitz. Elle est le seul écrivain à qui le prix Renaudot ait été décerné à titre posthume.
Ernst Julius Cohen est un chimiste juif néerlandais assassiné à Auschwitz.
Ernst Julius Cohen est un chimiste juif néerlandais assassiné à Auschwitz.
Eva Heyman est une juive hongroise ayant tenu un journal avant d'être assassinée à Auschwitz à 13 ans.
Eva Heyman est une juive hongroise ayant tenu un journal avant d’être assassinée à Auschwitz à 13 ans.
Baruch Laguna est un peintre est un peintre néerlandais d'origine luso-juive assassiné à Auschwitz.
Baruch Laguna est un peintre est un peintre néerlandais d’origine luso-juive assassiné à Auschwitz.
Böhm Aranka, médecin juive hongroise assassinée à Auschwitz.
Böhm Aranka, médecin juive hongroise assassinée à Auschwitz.
Stanislaw Dubois, journaliste, homme politique et résistant polonais assassiné à Auschwitz.
Stanislaw Dubois, journaliste, homme politique et résistant polonais assassiné à Auschwitz.
Danielle Casanova, militante politique française morte du Typhus à Auschwitz.
Danielle Casanova, militante politique française morte du Typhus à Auschwitz.
Glück Julius était ingénieur et un espérantiste allemand assassiné à Auschwitz.
Glück Julius était ingénieur et un espérantiste allemand assassiné à Auschwitz.
Jozef Noji, athlète et coureur de fond polonais assassiné à Auschwitz.
Jozef Noji, athlète et coureur de fond polonais assassiné à Auschwitz.
Siegmund Koppel, marchand de bétails juif luxembourgeois assassiné à Auschwitz.
Siegmund Koppel, marchand de bétails juif luxembourgeois assassiné à Auschwitz.
Herman Frijda est un économiste juif néerlandais, professeur d'économie à l'Université d'Amsterdam. Assassiné à Auschwitz.
Herman Frijda est un économiste juif néerlandais, professeur d’économie à l’Université d’Amsterdam. Assassiné à Auschwitz.
   
   

 

Evacuation et libération du camp d’Auschwitz

 

Le dernier appel du camp d’Auschwitz a eu lieu le 17 janvier 1945, le nombre total est de 67 012 prisonniers : 48 340 hommes et 18 672 femmes.

Une partie des bâtiments est détruite tout comme les archives pouvant incriminer les SS et cadres du camp.

Ce matin d’hiver froid et pendant plusieurs jours les gardes SS forcent les prisonniers à une marche de la mort sur des 10-aine de km. Certains ont parcouru 250 km jusqu’au camp de concentration de Gross-Rosen. Entre 9 000 et 15 000 prisonniers trop épuisés sont abattus.

Les camps d’Auschwitz I et II sont libérés par l’Armée rouge le .

 

L'entrée au camp d'Auschwitz Birkenau à la libération du camp. Photo de Stanislaw Mucha
> L’entrée au camp d’Auschwitz Birkenau à la libération du camp. Photo de Stanislaw Mucha

 

 

Tragédie en chiffres : Morts et provenance

 

Les historiens estiment que 1,3 millions de personnes furent déportées à Auschwitz-Birkenau :

  • 1,1 million de Juifs,
  • 150 000 Polonais,
  • 23 000 Roms et Sinté,
  • 15 000 prisonniers de guerre soviétiques,
  • 25 000 autres personnes incluant des Tchèques, des Biélorusses, des Allemands, des Français, des Russes, des Yougoslaves (majoritairement Slovènes) et des Ukrainiens,
  • Près de 400 témoins de Jehova et au moins 77 homosexuels,
  • Des Albanais, des Belges, des Danois, des Néerlandais, des Grecs, des Hongrois, des Italiens, des Lettons, des Lituaniens, des Luxembourgeois, des Norvégiens, des Roumains, des Slovaques, des Espagnols et des Suisses. Il y avait aussi un Argentin, un Chinois, un Bulgare et un Estonien, le peintre fauviste Karl Pärsimägi attrapé dans une rafle à Paris.

 

Les Témoins de Jéhovah sont arrêtés parmi les premiers pour leur refus de participer à un entraînement militaire, de servir dans l’armée allemande ou de travailler à l’effort de guerre nazi. 

 

Carte de l'Europe avec Auschwitz et la provenance des principales victimes.
> Carte de l’Europe avec Auschwitz et la provenance des principales victimes.

 

 

1 100 000 personnes sont mortes à Auschwitz-Birkenau :

  • 900 000 des victimes sont assassinées le jour même de leur arrivée. 
  • 90% des victimes sont juives.
  • 90% des victimes sont tuées à Auschwitz-Birkenau ou Auschwitz II.

 

Les victimes sont gazées dans les chambres à gaz mais aussi elles sont aussi battues à mort, abattues ou pendues. Elles meurent de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements ou d’expériences médicales.

 

Provenance des Juifs morts à Auschwitz :

  • 430 000 hommes, femmes et enfants déportés de Hongrie entre fin avril et août 1944,
  • 300 000 Juifs de Pologne occupée,
  • 73 000 du Protectorat de Bohême et Moravie et de Slovaquie,
  • 69 000 de France,
  • 60 000 des Pays-Bas,
  • 55 000 de Grèce,
  • 25 000 de Belgique,
  • 23 000 d’Allemagne et d’Autriche,
  • 10 000 de Yougoslavie,
  • 7 500 d’Italie,
  • 690 de Norvège.

 

Les Juifs tués à Auschwitz avaient des rapports très différent à leur judéité. Certains étaient croyants, d’autres non. Il y avait des Juifs orthodoxes ou des réformistes. Ceux qui préféraient vivre dans leur communauté religieuse et ceux qui se fondre dans la société (assimilationnisme) . D’autres voulaient rejoindre la Palestine et créer l’Etat d’Israel (sionisme).

Etre Juif n’avait pas la même signification pour un Juif orthodoxe hassidique de Lezajsk (commune rurale et lieu de naissance du rabbin orthodoxe Elimelekh de Lijensk), pour un descendant réformiste de Juifs portugais vivant au Pays-bas depuis le 17e siècle ou pour un socialiste agnostique ou athée du Bund de Varsovie. 

Il n’y avait néanmoins aucune distinction pour les nazis et tous les Juifs européens devaient être éliminer.

 

 

Le musée d’Auschwitz-Birkenau

 

La visite du camp d’Auschwitz est un moment inoubliable et terrible. Il n’est pas conseillé de vous y rendre avec des enfants de moins de 14 ans. On ne sort pas indemne de cette visite. C’est littéralement bouleversant.

 

Le fonctionnement et l’histoire d’Auschwitz sont expliqués dans les baraques du camp et sur des panneaux à l’extérieur. Vous visiterez le Bloc de la mort et son sinistre mur d’exécution, les chambres à gaz et les fours crématoires.

Vous découvrirez les photos et les visages des personnes assassinées avant la guerre et dans les photos d’identification en tant que prisonniers rasées, affublés de l’uniforme rayé.

Vous passerez devant des tas parfois des montagnes d’objets confisqués aux victimes et à leur cadavre encore chaud : Valises, lunettes, prothèses, chaussures, cheveux… C’est glaçant et stupéfiant.

 

 

Dans le musée d'Auschwitz, bloc 15 - Photo de Scotch Mist
> Dans le musée d’Auschwitz, bloc 15 – Photo de Scotch Mist
Dans le camp nazi d'extermination d'Auschwitz I construite en Pologne occupée.
> Dans le camp nazi d’extermination d’Auschwitz I construite en Pologne occupée.
Baraques du camp Auschwitz I. Photo de Steven Lek
> Baraques du camp Auschwitz I. Photo de Steven Lek

 
 
> Dans le musée du camp nazi d'extermination d'Auschwitz près de Cracovie. Photo Michal Osmenda
> Dans le musée du camp nazi d’extermination d’Auschwitz près de Cracovie. Photo Michal Osmenda

 

> Photo de Czeslawa Kwoka, jeune victime du camp nazi d'extermination d'Auschwitz près de Cracovie pris par le prisonnier Brasse.
> Photo de Czeslawa Kwoka, jeune victime du camp nazi d’extermination d’Auschwitz près de Cracovie pris par le prisonnier Brasse.

 

Prothèses du musée du camp nazi d'extermination d'Auschwitz près de Cracovie.
> Prothèses du musée du camp nazi d’extermination d’Auschwitz près de Cracovie.  Photo de L-BBE

 

Montagne de chaussures dans le musée d'Auschwitz - Photo de Kallerna
> Montagne de chaussures dans le musée d’Auschwitz – Photo de Kallerna
 > Dans le musée du camp nazi d'extermination d'Auschwitz près de Cracovie. Photo de Paul Arps
> Dans le musée du camp nazi d’extermination d’Auschwitz près de Cracovie. Photo de Paul Arps
Baraques dans le camp nazi d'Auschwitz Birkenau. Photo de Diego Delso.
> Baraques dans le camp nazi d’Auschwitz II Birkenau. Photo de Diego Delso.

 

 

Conseils de visite du camp d’Auschwitz

 

Plus de 2 millions de personnes visitent le camp chaque année. Auschwitz n’est pas Disneyland. Auschwitz appartient à l’humanité. Il s’agit d’un cimetière, d’un lieu de transmission et d’un lieu de recueillement pour tous. 

 

  • Inutile de prévoir autre chose le jour de la visite du camp, prenez votre temps, vous n’aurez ni la force, ni l’esprit, ni l’envie de vivre autre chose ce jour là.
  • Inutile de vous conseillez une tenue et une conduite respectueuse. Ne venez pas en tong à Auschwitz.
  • Il est recommandé de garder le silence ou de parler à voix basse.
  • Il est interdit de manger, boire ou fumer.
  • Il est possible de filmer et de prendre des photos (à l’exception de l’intérieur des bâtiments), il est recommandé de le faire discrètement.

 

 

Conseils de lecture sur Auschwitz et sur la « solution finale » nazie

 

 

« Médaillons » de Zofia Nalkowska (1884-1954), unique femme de la société des lettres polonaises d’avant guerre. Elle participe à la Commission d’enquête sur les crimes allemands en Pologne, assistent aux interrogatoires des témoins, aux procès des victimes, à des enquêtes sur place en particulier dans le camp d’extermination de Chelmno.

Elle publie Médaillons en 1946, des nouvelles entre fiction et document, narration et compte rendu, entre pensées prêtées aux protagonistes et descriptions réalistes. Chacun des huit textes concerne l’horreur de la guerre et de la Shoah : Convoi de déportés, ghetto vu du côté aryen, expérimentation sur les détenus, aspect économique des camps d’extermination, etc.

Il s’agit de la première oeuvre littéraire sur la solution finale. Un choc à sa publication et jusqu’aujourd’hui.

 

« Et si c’était un homme » de Primo Lévi (1919-1987). Chimiste et résistant juif italien, arrêté et déporté à Auschwitz. Il est transféré au camp auxiliaire de Monowitz-Buna (Auschwitz III) dans une filiale d’IG Farben (BASF, Bayer et AGFA) chargée de produire un ersatz de caoutchouc pour soutenir l’effort de guerre allemand.

Primo Levi explique la lutte et l’organisation pour la survie des prisonniers. Il montre les horreurs de la déshumanisation des camps sur un ton neutre et dépassionné. Il explique le rôle des kapos qui sont bien souvent des prisonniers de droit commun sélectionnés pour leur violence. Il explique aussi les hiérarchies à l’intérieur du camp, le « système » de promotion interne, la crainte du froid, la faim tenace, le désintérêt complet des prisonniers pour les plus faibles d’entre eux. Le livre témoigne avec réalisme mais sans haine de la déshumanisation des êtres.

 

« Être sans destin » de Imre Kertész (1929-2016). Né dans une famille juive modeste, d’un père marchand de bois et d’une mère employée, Imre Kertész est déporté, à l’âge de 15 ans, à Auschwitz en 1944, puis transféré à Buchenwald. 

C’est un roman sobre, distancié et parfois ironique sur la vie d’un jeune déporté hongrois. L’auteur dresse un tableau de la situation des Juifs à Budapest pendant la guerre : Port de l’étoile jaune, travail obligatoire, couvre-feux, les rafles, les mensonges des nazis relayés par l’administration juive du Judenrat, le transport dans des wagons, la sélection à l’arrivée à Auschwitz, la transformation des hommes en déportés, la promiscuité, l’attente interminable de la quarantaine, la faim, les transferts incessants de camp en camp (surtout à partir de l’automne 1944), les Kapos, l’obsession de la nourriture, la perte de toute solidarité, les différentes réactions des Juifs face à leur sort…

 

« Anus Mondi » de Wieslaw Kielar (1919-1990). L’auteur est un Polonais de 21 ans arrivé à Auschwitz dans le premier convoi. Nous sommes le 14 juin 1940 et il obtient le matricule 290. Il restera à Auschwitz jusqu’en fin 1944 d’où il sera déporté dans d’autres camps en Allemagne.

Wieslaw Kielar témoigne de l’histoire du camp. Il analyse le système de terreur mis en place par les nazis. Il montre que parmi les déportés certains occupent des positions privilégiées et sont récompensés de leur efficacité dans la mise à mort par la faim, les coups, le travail forcé des victimes sous leur commandement. Il décrit des situations tellement hors-norme qu’il ne semble pas y croire lui-même.

 

« La mort est mon métier » de Robert Merle (1908-2004). Ecrivain français né en Algérie, prisonnier de guerre à Dunkerque et jusqu’en 1943. Il était aussi professeur et sympathisant communiste.

Ce roman est basé sur les entretiens de Rudolf Höss, le directeur du camp d’Auschwitz avec le psychologue américain Gustave Gilbert lors du procès de Nuremberg. La première partie de l’ouvrage est une œuvre de fiction, une « re-création étoffée et imaginaire de la vie de Rudolf Höss [Rudolf Lang dans le roman], d’après le résumé de Gilbert ».

La seconde partie concerne Auschwitz : « Ce qui est affreux et nous donne de l’espèce humaine une opinion désolée, c’est que pour mener à bien ses desseins, une société de ce type trouve invariablement les instruments zélés de ses crimes […] Il y a eu sous le nazisme des centaines, des milliers de Rudolf Lang, moraux à l’intérieur de l’immoralité, consciencieux sans conscience, petits cadres que leur sérieux et leurs mérites portaient aux plus hauts emplois. Tout ce que Rudolf fit, il le fit non par méchanceté, mais au nom de l’impératif catégorique, par fidélité au chef, par soumission à l’ordre, par respect pour l’État. Bref, en homme de devoir : et c’est en cela justement qu’il est monstrueux ».

 

Commandants et cadres SS d'Auschwitz en 1944 de gauche à droite Richard Baer, commandant d'Auschwitz, Dr Josef Mengele et Rudolf Hoess, ancien commandant d'Auschwitz.
> Commandants et cadres SS d’Auschwitz en 1944 de gauche à droite Richard Baer, commandant d’Auschwitz, Dr Josef Mengele et Rudolf Hoess, ancien commandant d’Auschwitz.

 

 

Vous pouvez aussi consulter les ouvrages sur le nazisme et les conférences sur Youtube des historiens Christian Ingrao et Johann Chapoutot. C’est passionnant.

 

 

En savoir plus :

 

 

 

Informations pratiques sur le camp d’Auschwitz

 

La ville d’Oswiecim où se trouve à 1h à l’ouest de Cracovie. 

 

Si vous souhaitez venir par vous même à Auschwitz :

  • Vous pouvez prendre un bus de la gare routière de Cracovie. De nombreuses compagnies de bus font la navette. Comptez 1h à 1h30 de trajet selon le trafic. Trouver les horaires pour prendre un bus pour Auschwitz (Oswiecim en polonais). Il est plus pratique de vous y rendre en bus car la gare ferroviaire est assez éloigné des camps.
  • Si vous êtes à Varsovie, vous devrez d’abord vous rendre à Cracovie en train (comptez 3h de train) pour ensuite rejoindre Auschwitz.
  • Pensez à réserver votre visite en ligne même si vous choisissez une visite sans guide et donc gratuite, il vous faudra un ticket.

 


Des visites guidées en français sont organisées dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

 

Horaires d’ouverture : 

Le Musée est ouvert toute l’année sauf le 1er janvier, le 25 décembre et le dimanche de Pâques. Il est possible de visiter le site 90 minutes après la dernière heure d’entrée (soit 17h30 en février ou 20h30 en juillet).

  • 7h30 à 14 h en décembre,
  • 7h30 à 15 h en janvier, novembre,
  • 7h30 à 16 h en février,
  • 7h30 à 17 h en mars, octobre,
  • 7h30 à 18h en avril, mai, septembre,
  • 7h30 à 19 h en juin, juillet, août.

Prix d’entrée : La visite individuelle du camp d’Auschwitz est gratuite. 70 zl plein tarif pour une visite guidée de 3h30. Les visites s’effectuent en plusieurs langues dont le français. La visite du camp n’est pas conseillé pour les enfants de moins de 14 ans.

 

Auschwitz I et Auschwitz II-Birkenau sont situées à 3,5 km l’une de l’autre.

Une navette gratuite permet de relier les deux camps. Départs de l’ancien camp de concentration d’Auschwitz : D’avril à octobre toutes les 10 minutes, de novembre à mars toutes les 30 minutes. Aucun ticket de bus n’est requis. Il est aussi possible d’effectuer le trajet à pied.

 

Site officiel et source d’informations principale de l’article : http://auschwitz.org/en/

 

Itinéraire pour visiter Cracovie pendant un week-end
Dans notre itinéraire pour visiter Cracovie pendant un week-end ou plus.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer


Avant de visiter le camp d’Auschwitz Birkenau à 1h de Cracovie
Entrée du camp nazi d'Auschwitz à 1 heure de Cracovie - Photo de Chickunkrispy

Maciej

J'aime me perdre à la recherche d'endroits surprenants.

Cet article a 9 commentaires

  1. Avatar
    vemclefs claude

    A 78 ans Athée pacifique je respecte les idées de tous, notre intelligence et la sagesse devraient nous permettre de vivre EN PAIX !! j’ai subi la guerre les bombardements et les privations puis envoyé soldat en Algérie .Aujourd’hui je rentre en France d’une visite de 2 jours des 2 camps d’AUSWITSCH BIRKENAU je n’ai pas trouvé de mot assez fort dans la langue française pour décrire l’indescriptible :plus IN NOMMABLE qu’ IN NOMMABLE ??? Il faut absolument voir C’est 1 devoir de mémoire pour toutes les jeunes générations. Claude

    1. Maciej
      Maciej

      De mon point de vue, il doit s’agir d’une démarche personnelle et non d’un voyage de classe. Pour prendre la mesure du lieu, l’âge a son importance et l’on ne visite pas Auschwitz de la même manière lorsque l’on a 15, 30, 45 ou 70 ans. Le devoir de mémoire peut d’ailleurs s’effectuer dans d’autres lieux (musées et cimetières). Cela éviterai de transformer les camps de concentration en attractions touristiques où il FAUT aller. Ces lieux effroyables où les visiteurs viennent se prendre en photo révèlent un aspect peu flatteur de l’humanité. Bref. C’est un lieu terrible et émouvant qu’il faut respecter sans tomber dans la sacralisation d’un lieu de mort.

  2. Avatar
    albin

    Je vous poussais Maciej, et effectivement, pas moment ça peut ressembler à Disney Land, le plus « drôle » étant de photographier les gens se prenant en photo devant le « Arbeit Macht Frei »…

    1. Maciej
      Maciej

      Oui « drôle » avec les guillemets… après je ne vois pas trop l’intérêt de photographier des gens se photographiant devant l’entrée d’Auschwitz mis à part pour la mise en abime.

  3. Avatar
    robineau

    Innommable comme vous le dites si bien !!! Paix à tous sans jamais oublier… angeline

  4. Avatar
    Gauthier

    Bonjour Maciej,je viens de réserver une visite guidée en français a Auschwitz,faut il que je fasse de même pour la mine de sel.Je ne peux pas réserver en ligne mais qu’au guichet,je ne voudrais pas que ce soit complet pour la visite en français.

    1. Avatar
      Cloclo

      Bonjour,
      La visite guidée du camp d’Auschwitz m’interesse fortement, où avez vous trouvé cela ?

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer le menu