A moins d’une centaine de kilomètres de Cracovie (Pologne) se trouve le camp nazi d’Auschwitz Birkenau. Une vision terrible de l’humanité. 

 

La porte d'entrée du camp d'Auschwitz avec la promesse "Arbeit macht frei" : Le "travail rend libre". Photo de Marcin Białek.
> La porte d’entrée du camp d’Auschwitz avec la promesse « Arbeit macht frei » : Le « travail rend libre ». Photo de Marcin Białek.

 

 

Le camp d’Auschwitz est le plus grand camp de travail et d’extermination nazi. Il fût construit dans la ville d’Oswiecim (Auschwitz en allemand) sur le territoire de la Pologne occupée.

 

Auschwitz est desservie par un réseau ferré dense. Le maillage ferroviaire fût un critère de choix déterminant pour Himmler, bras droit d’Hitler en charge de la « Solution finale ». Le train, la déportation, la mort. Auschwitz, c’est à l’est. Loin de l’occident. Passé l’année 1939, la guerre s’est propagée en Europe et au monde. La Pologne n’intéresse plus personne. Le secret sera bien gardé…

 

Des visites guidées en français sont organisées dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

 

 

La Pologne avant Auschwitz

 

En 1917, la révolution bolchevique a gagné Saint Petersbourg, la capitale des Tsars. Après l’effondrement des empires centraux (Prusse et Autriche-Hongrie), suite au Traité de Versailles en 1919 et à l’action président américain Wilson, la Pologne disparue des cartes en 1793 renaît.

Le pays divisé pendant 120 ans reforme un tout qu’il faut uniformiser d’un point de vue administratif et rendre viable économiquement. La Pologne est un jeune état principalement agricole, multiethnique et multi-confessionnel

En 1920, l’Armée Rouge de Trostky attaque la Pologne avec pour objectif d’exporter la révolution en Europe de l’ouest et notamment en Allemagne. L’offensive est sur le point de réussir quand une contre-attaque polonaise signe la débâcle russe appelé le miracle de la Vistule. Cette victoire du Maréchal Pilsudski assure à la Pologne 20 années de paix avec ses voisins. 20 années de troubles intérieurs.

 

Infanterie polonaise en route pour protéger Varsovie de l'Armée rouge.
> Infanterie polonaise en route pour protéger Varsovie de l’Armée rouge.

 

 

Il y a une forte polarité entre les partis de droite et d’extreme droite proche de l’église catholique d’une part et les partis socialistes et communistes polonais et juifs. Il y a aussi des partis politiques liés au minorités ethniques de la Pologne notamment un parti sioniste fort. L’armée occupe une place importante de la vie politique. 

En 1929, le président Narutowicz démocratiquement élu et candidat de la gauche et des minorités ethniques est abattu 5 jours après son élection dans le musée Zacheta à Varsovie par un artiste nationaliste. Le Jeudi noir et les effets de la crise mondiale s’arrangent rien.

Avant la seconde guerre mondiale, la Pologne comprend la communauté juive la plus importante d’Europe. Varsovie est alors la 2e plus grande ville juive du monde.

 
 

 

Rencontre de Józef Piłsudski avec le président Narutowicz en 1922.
> Rencontre de Józef Piłsudski avec le président Narutowicz en 1922.
Photo de classe dans une école juive en Pologne en 1933. Photo de Moshe Tsurnamal
> Photo de classe dans une école juive en Pologne en 1933. Photo de Moshe Tsurnamal

 
Enfants juifs à Varsovie en 1897 - photo de B.W. Kilburn.
> Enfants juifs à Varsovie alors dans l’Empire Russe en 1897 – photo de B.W. Kilburn.

 

 

 

Après la mort du père de l’indépendance polonaise le Maréchal Pilsudski, la Pologne militariste glisse vers une forme de proto-fascisme. Si la Pologne reste l’alliée des démocraties occidentales, France et Angleterre. Les relations ne sont pas bonnes.

  • Lutte contre le communisme. Elle emprisonne les volontaires polonais des brigades internationales en route pour aider les Républicains en Espagne en 1936. Les Polonais constitueront malgré tout le 2e contingent le plus important après les Français.
  • Soutien à Mussolini. Elle soutient auprès de la SDN (futur ONU) l’Italie lors de son invasion de l’Ethiopie.
  • Défiance à l’égard des démocraties. En 1938, le gouvernement polonais voit d’un bon oeil les accords de Munich réduisant l’indépendance de la Tchécoslovaquie avec laquelle la Pologne a des contentieux frontaliers.
  • Homogénéisation de la population. L’armée polonaise forme enfin des Juifs polonais sionistes pour lutter pour l’indépendance du foyer juif en Palestine. L’objectif est de favoriser la création d’un état juif et une émigration des Juifs de Pologne.

 

Les relations ne sont pas bonnes non plus avec l’URSS où Staline fait office d’épouvantail absolu. Entre famine en Ukraine, purges, assassinats, déportation dans les goulags ou en Sibérie des opposants réels ou supposés, avant même le début de la guerre, l’historien Timothy Snyder évolue le nombre de morts à près de 4 millions. Les Ukrainiens paient le plus fort tribut, les Russes et la minorité polonaise soupçonnées d’être une 5e colonne anticommuniste.

 

Les relations ne sont enfin pas bonnes avec l’Allemagne. Après son coup de force en 1933, l’incendie du Reichstag et son élection à la chancellerie Hitler fascine une partie des élites mondiales dont le ministre des affaires étrangères polonais Jozef Beck. La fascination durera jusqu’au moment où le chancelier allemand remit en cause les frontières polonaises.

Hitler souhaite une liaison routière et ferroviaire entre l’Allemagne et la Prusse Orientale. La Pologne refuse. Après l’Autriche, la Bohême et la Moravie, l’Allemagne continue sa politique agressive d’annexion. Le 31 août 1939, une attaque sous fausse bannière a lieu sur l’émetteur de Gleiwitz. Les Polonais sont accusés et l’Allemagne tient son prétexte pour attaquer la Pologne.

 

 

2e guerre mondiale et occupation

 

Le 1 septembre 1939, Hitler attaque Dantzig et envahit le pays. La guerre éclate et le choc est terrible. En vertu des alliances militaires, l’Angleterre puis la France déclare la guerre à l’Allemagne. La déclaration ne s’accompagne néanmoins d’aucune attaque ou d’aucun mouvement militaire à l’ouest. La Pologne est seule. Pour certains occidentaux, elle l’a bien cherché. Pour les Polonais, c’est une trahison toujours vive.

Le 17 septembre, l’URSS entre en guerre et prend la Pologne en étau conformément au protocole secret du Pacte germano-soviétique Molotov-Ribbentrop. Staline tient sa revanche sur la défaite de l’armée rouge 19 ans plus tôt.

 

Pacte Ribbentrop-Molotov : L'accord germano-soviétique de partage de la Pologne et de l'Europe de l'est.
> Pacte Ribbentrop-Molotov : L’accord germano-soviétique de partage de la Pologne et de l’Europe de l’est. En brun la partie allemande, en vert la partie soviétique. 

 

 

Bientôt l’armée polonaise est vaincue. En 3 semaines, près de 70 000 soldats et civils polonais ont perdu la vie. Entre 700 000 et 900 000 sont tenus prisonniers par les Allemands et les Russes. 100 000 soldats s’échappent et reforment l’Armée polonaise en France. Le gouvernement part en exil en France puis à Londres. Aucun armistice ne sera signé. La Pologne reste en guerre dans le pays et à l’extérieur de ces frontières.

La double occupation se solde par une effroyable politique de terreur à l’égard des civils. Côté allemand, la Sonderfahndungsbuch Polen liste de 61 000 personnes à abattre. Des hommes et femmes politiques, des intellectuels, médecins, avocats, religieux, professeurs, dirigeants syndicaux et associatifs, juges, anciens officiers, anciens combattants, sportifs, artistes… Côté soviétique, le NKVD, nom de la police politique organise l’équivalent : Liquidation physique de plus de 20 000 officiers, médecins, enseignants (à Katyn et ailleurs), déportation de 60 000 personnes au Kazakhstan, emprisonnement…

Commence la période la plus terrible que ce coin du monde ait connu.

 

 

Résistance et collaboration

 

La grande majorité des Polonais s’oppose à l’occupation allemande et soviétique. Le mouvement de résistance en Pologne fût l’un des plus importants d’Europe avec les partisans yougoslaves. 

Dans tous les pays occupés d’Europe existaient des structures souterraines mais il n’y a que sur le territoire de la Pologne occupée qu’existait un véritable État clandestin avec son pouvoir exécutif et judiciaire, ses partis politiques, son administration, son école secondaire et supérieure et son armée secrète aux ordres du gouvernement polonais exilé à Londres. 

A titre d’exemple, les Allemands interdirent l’enseignement au-de-là de l’époque primaire mais les étudiants passaient malgré tout leur bac. Clandestinement. Aucun législation en Pologne occupée n’empêchait quiconque de collaborer avec l’occupant. Dans les faits, un tribunal pouvait juger des collaborateurs et émettre un verdict comme la peine de mort. Celle-ci était alors exécutée. Clandestinement. Entre 7 et 10 000 allemands nazis et près de 12 000 collaborateurs polonais et ukrainiens seront ainsi assassinés par la résistance.

En 1944, la résistance compte jusqu’à 650 000 membres répartis entre l’état clandestin, les groupes résistants communistes et nationalistes. Jusqu’à 200 000 selon les Allemands et 390 000 selon d’autres sources…

 

Organisation de l'état clandestin en Pologne occupée.
> Organisation de l’état clandestin en Pologne occupée.

 

 

La Résistance polonaise a produit 48% des rapports d’Europe continentale reçus entre 1939 et 1945 par les services secrets britanniques. Son réseau d’informateurs s’étendait jusqu’en… Afrique du nord. L’Armia Krajowa pour « Armée intérieure » a alerté Londres et Washington sur la solution finale notamment via les résistants Witold Pilecki (rapport sur Auschwitz des 1941) et Jan Karski (en 1942). Rien n’a été fait par les Alliés pour arrêter le système concentrationnaire et la machine de mort allemande.

L’ « Armée intérieure » a perturbé jusqu’à 1 train d’approvisionnement allemand sur 8  sur les lignes du front de l’Est.

Certains Polonais ont collaboré avec les Nazis par appât du gain, par antisémitisme ou par instinct de survie. Des Polonais ont dénoncé des Juifs, les ont chassés lors de battus, volés et tués pendant et même après la guerre. Des Polonais sont aussi morts pour avoir sauver des Juifs. D’ailleurs la seule peine encourue par un Polonais pour avoir aidé un Juif était la mort.

Il est naïf de voir le monde d’alors en noir et blanc. Des Juifs ont collaboré avec les Nazis au sein de la police juive ou de Judenrat (administration juive des ghettos). Des Allemands furent détenus dans les camps de concentration pour leur opposition politique aux Nazis. 

6 millions de Polonais sont morts pendant la seconde guerre mondiale dont 3 millions étaient juifs. Plus de 16% de la population d’avant guerre a disparu, bombardée, fusillée, gazée, pendue. En proportion, plus qu’aucun autre pays au monde. Retour à Auschwitz. 

 

 

Auschwitz, point final d’une stratégie d’extermination

 

Auschwitz, puis Auschwitz II Birkenau ont été créé pour « purifier » l’Europe et le monde. Juifs, Slaves, Tsiganes, soldats soviétiques, homosexuels, handicapés, témoins de Jéhovah. Des personnes de 28 nationalités ont péries. Des femmes, des hommes, des enfants, des vieillards, des prisonniers politiques, des soldats. Morts pour la pureté de la race aryenne. Les historiens estiment à environ 1 500 000 personnes mortes à Auschwitz.  

Le camp de concentration est créé le à l’initiative de Heinrich Himmler ; il est complété par un camp d’extermination (dont la construction démarre à la fin de 1941) et par un second camp de concentration destiné au travail forcé (créé au printemps 1942). 

 

 

Baraques dans le camp nazi d'Auschwitz Birkenau. Photo de Diego Delso.
> Baraques dans le camp nazi d’Auschwitz Birkenau. Photo de Diego Delso.
Dans le camp nazi d'extermination d'Auschwitz en Pologne.
> Dans le camp nazi d’extermination d’Auschwitz en Pologne.
> Dans le camp nazi d'extermination d'Auschwitz en Pologne.
> Dans le camp nazi d’extermination d’Auschwitz en Pologne.

 

 

Une industrie de la mort organisée par des bureaucrates scrupuleux.

Des rails, un quai d’arrivée, des baraques, des miradors, des barbelés électrifiés, le cynisme d’un slogan qui promet la liberté à l’entrée du camp « Arbeit macht frei », « le travail rend libre » et puis les chambres à gaz et les fours crématoires, les lieux de stockages : cheveux, lunettes, brosses à dent, valises, chaussures…

Une industrie, une logistique. L’idée: Purifier le monde biensûr, mais aussi soutenir l’effort de guerre. On extermine mais on ne « gâche » pas les cadavres. La graisse des morts sert à produire du savon. La douche. Côté Juif, côté Allemand.

 

 

Le musée d’Auschwitz

 

La visite du camp d’Auschwitz est un moment inoubliable.

Le camp est bien conservé. Ni les nazis, ni les communistes, ni les catholiques, ni les capitalistes ne l’ont altérés. Les nazis n’ont pas pu le détruire avant sa libération par l’armée rouge le 27 janvier 1945. Les communistes l’ont utilisé pour illustrer la barbarie nationaliste. Les catholiques ont édifié une croix à côté du camp. Les capitalistes ont fait d’Auschwitz une visite obligée pour quiconque visite Cracovie.

Le fonctionnement d’Auschwitz est expliqué dans les baraques du camp.

 

 

> Dans le musée du camp nazi d'extermination d'Auschwitz près de Cracovie. Photo Michal Osmenda
> Dans le musée du camp nazi d’extermination d’Auschwitz près de Cracovie. Photo Michal Osmenda

 

> Photo de Czeslawa Kwoka, jeune victime du camp nazi d'extermination d'Auschwitz près de Cracovie.
> Photo de Czeslawa Kwoka, jeune victime du camp nazi d’extermination d’Auschwitz près de Cracovie.

 

Prothèses du musée du camp nazi d'extermination d'Auschwitz près de Cracovie.
> Prothèses du musée du camp nazi d’extermination d’Auschwitz près de Cracovie.  Photo de L-BBE

 

 > Dans le musée du camp nazi d'extermination d'Auschwitz près de Cracovie. Photo de Paul Arps
> Dans le musée du camp nazi d’extermination d’Auschwitz près de Cracovie. Photo de Paul Arps

 

L'un des crematoriums d'Auschwitz où étaient brulées les cadavres des personnes gazées. Photo de Marcin Białek.
> L’un des crematoriums d’Auschwitz où étaient brulées les cadavres des personnes gazées. Photo de Marcin Białek.

 

 

 

David Olère est né le 19 janvier 1902 à Varsovie. Il a étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie. En 1918, il se rend à Berlin, puis à Paris où il s’installe définitivement. Il appartenait à la soi-disant École de Paris. Il a travaillé pour divers studios de cinéma (il a créé des décors, des costumes et des affiches publicitaires), entre autres Paramount Pictures, Fox et Gaumont.

Le 20 février 1943, en raison de son origine juive, il est arrêté par la police française et placé au camp de Drancy. Le 2 mars, il a été expulsé d’ici vers le camp de concentration et d’extermination nazi d’Auschwitz, où il a été enregistré sous le numéro 106144. Tout au long de son séjour au camp, il a travaillé au Sonderkommando, une unité de travail spéciale forcée par le Allemands pour aider au fonctionnement des crématoriums et des chambres à gaz.

Le 19 janvier 1945, David Olère est évacué d’Auschwitz au fond du IIIe Reich. Au début, il a été envoyé au camp de Mauthausen puis à Melk, où il a travaillé, entre autres, dans le métro. Le 7 avril, il est transféré à Ebensee où il est libéré par l’armée américaine le 6 mai 1945.

Peu de temps après la guerre, une série d’environ 70 dessins a été créée, qui a ensuite inspiré David Olère à produire des peintures à l’huile choquantes. Le dossier très détaillé des étapes ultérieures de l’extermination et des scènes de la vie des prisonniers du camp est d’une valeur documentaire exceptionnelle. Il contient des plans des crématoriums et des chambres à gaz, ainsi que des dessins représentant des scènes se déroulant dans ces bâtiments.

 

 

Evacuation d’Auschwitz

 

Lors du dernier appel nominal de l’histoire du camp nazi allemand d’Auschwitz qui a eu lieu le 17 janvier 1945, le nombre total de prisonniers dans l’ensemble du système des camps et sous-camps d’Auschwitz était de 67 012: 48 340 hommes et 18 672 femmes.
Entre le 17 et le 21 janvier, les gardes SS ont conduit quelque 56 000 prisonniers hors des camps et sous-camps, les forçant à parcourir des dizaines de kilomètres dans des conditions hivernales rigoureuses. Les principaux itinéraires de marche ont conduit à Wodzisław Śląski et Gliwice, d’où les prisonniers ont été transportés par train vers d’autres camps de concentration. Cependant, certains des prisonniers ont été contraints de marcher jusqu’au camp de destination. Par exemple, plus de 3 000 prisonniers du sous-camp de Neu-Dachs (à Jaworzno) ont été contraints de parcourir la distance de 250 km à pied jusqu’au camp de concentration de Gross-Rosen.
Pendant l’évacuation, tous les prisonniers qui étaient trop épuisés pour continuer la marche ou ont tenté de s’enfuir ont été abattus par l’escorte SS. On estime qu’environ 3 000 personnes ont été tuées de cette manière en Haute-Silésie et dans la seule région d’Opole, alors qu’au total entre 9 000 et 15 000 prisonniers d’Auschwitz ont été tués pendant toute l’évacuation.

Ces camps sont libérés par l’Armée rouge le .

 

 

Conseils de visite d’Auschwitz

 

Inutile de prévoir autre chose le jour de la visite du camp, prenez votre temps, vous n’aurez ni la force, ni l’esprit, ni l’envie de vivre autre chose ce jour là. Inutile de vous conseillez une tenue et une conduite respectueuse. Auschwitz appartient à l’humanité. Il s’agit aujourd’hui d’un lieu de recueillement pour tous. L’être humain a montré ce qu’il était capable de faire subir à son prochain.

Il est possible d’y filmer et de prendre des photos, il est recommandé de le faire discrètement. Auschwitz n’est pas Disneyland. 

 

 

Infos pratiques pour visiter Auschwitz

 

  • Vous pouvez prendre un bus de la gare routière de Cracovie. De nombreuses compagnies de bus privées font la navette. Comptez une heure et demi de trajet. Trouvez les horaires pour prendre un bus pour Auschwitz (Oswiecim en polonais).
  • Si vous êtes à Varsovie, vous devrez d’abord vous rendre à Cracovie (comptez 3h de train) pour ensuite rejoindre Auschwitz.

 


Des visites guidées en français sont organisées dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

 

 

Conseils de lecture sur Auschwitz et sur la « solution finale » nazie

 

Médaillons de Zofia Nalkowska (1884-1954) unique femme de la société des lettres polonaise d’avant guerre. Elle participe à la Commission d’enquête sur les crimes allemands en Pologne, assistant aux interrogatoires des témoins, aux procès des victimes, à des enquêtes sur place, en particulier dans le camp d’extermination de Chelmo.

Elle publiera Médaillons en 1946, récits entre fiction et document, entre narration et compte rendu, entre pensées prêtées aux protagonistes et descriptions réalistes. Chacun des huit textes concentre l’horreur de la guerre et de la Shoah : convoi de déportés, ghetto vu du côté aryen, expérimentation sur les détenus, aspect économique des camps d’extermination, etc.

Il s’agit de l’un des premières oeuvres sur la solution finale, écrite sans pathos et qui constitue un choc à sa publication et jusqu’aujourd’hui.

 

 

 

 

En savoir plus :

 

 

Informations pratiques sur le camp d’Auschwitz

 

La ville d’Oswiecim où se trouve 

Site officiel : http://auschwitz.org/en/

 

Itinéraire
Dans notre itinéraire pour découvrir Cracovie en un week-end.

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Visiter Auschwitz Birkenau, camp nazi près de Cracovie

Maciej

J'aime me perdre à la recherche d'endroits surprenants.

Cet article a 9 commentaires

  1. Avatar

    A 78 ans Athée pacifique je respecte les idées de tous, notre intelligence et la sagesse devraient nous permettre de vivre EN PAIX !! j’ai subi la guerre les bombardements et les privations puis envoyé soldat en Algérie .Aujourd’hui je rentre en France d’une visite de 2 jours des 2 camps d’AUSWITSCH BIRKENAU je n’ai pas trouvé de mot assez fort dans la langue française pour décrire l’indescriptible :plus IN NOMMABLE qu’ IN NOMMABLE ??? Il faut absolument voir C’est 1 devoir de mémoire pour toutes les jeunes générations. Claude

    1. Maciej

      De mon point de vue, il doit s’agir d’une démarche personnelle et non d’un voyage de classe. Pour prendre la mesure du lieu, l’âge a son importance et l’on ne visite pas Auschwitz de la même manière lorsque l’on a 15, 30, 45 ou 70 ans. Le devoir de mémoire peut d’ailleurs s’effectuer dans d’autres lieux (musées et cimetières). Cela éviterai de transformer les camps de concentration en attractions touristiques où il FAUT aller. Ces lieux effroyables où les visiteurs viennent se prendre en photo révèlent un aspect peu flatteur de l’humanité. Bref. C’est un lieu terrible et émouvant qu’il faut respecter sans tomber dans la sacralisation d’un lieu de mort.

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    Je vous poussais Maciej, et effectivement, pas moment ça peut ressembler à Disney Land, le plus « drôle » étant de photographier les gens se prenant en photo devant le « Arbeit Macht Frei »…

    1. Maciej

      Oui « drôle » avec les guillemets… après je ne vois pas trop l’intérêt de photographier des gens se photographiant devant l’entrée d’Auschwitz mis à part pour la mise en abime.

  3. Avatar

    Innommable comme vous le dites si bien !!! Paix à tous sans jamais oublier… angeline

  4. Avatar

    Bonjour Maciej,je viens de réserver une visite guidée en français a Auschwitz,faut il que je fasse de même pour la mine de sel.Je ne peux pas réserver en ligne mais qu’au guichet,je ne voudrais pas que ce soit complet pour la visite en français.

    1. Avatar

      Bonjour,
      La visite guidée du camp d’Auschwitz m’interesse fortement, où avez vous trouvé cela ?

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