Histoire de Copenhague

Une histoire rapide de Copenhague avec les moments et les personnages clés.

 

 

Un petit port à l’origine

 

 

Copenhague a été fondée vers l’an 1000 par Sven Ier de Danemark et son fils Knut le Grand.

 

Il s’agit alors d’un petit port que l’évidence voulu qu’on appelle « port » ou Havn en danois. 

 

Vers 1160, le Roi Waldemar le Grand donne le contrôle du port à Absalon, évêque-guerrier de la capitale danoise d’alors : Roskilde.

 

 

Statue d'Absalon dans le centre de Copenhague.

> Statue d’Absalon dans le centre de Copenhague.

 

 

Absalon, le véritable fondateur de Copenhague

 

 

Il s’agit là d’un tournant dans l’histoire du Danemark.

 

Absalon va d’abord mener une politique de pacification de la mer Baltique.

 

Les Wendes, des pirates païens menaient des raids sur le Danemark. Pour y mettre fin des fortifications sont construites sur le littoral, une flotte est crée et des campagnes militaires sont menées.

 

Elles conduiront à la destruction d’un premier sanctuaire de Svantevit sur l’île de Rügen, puis la magie protectrice des Dieux ayant disparu, des autres…

 

 

Tableau d'Alfons Mucha

> Tableau d’Alfons Mucha « La célébration de Svantovit sur l’île de Rügen » (1912).

 

 

Copenhague aura son premier chateau construit sur une île à l’intérieur du port. Des ruines sont visibles sous le Chateau de Christiansborg dans le centre de Copenhague.

 

Ensuite pour contrer l’influence du Saint Empire Germanique, Absalon se rapproche du Vatican. Différents ordres monastiques sont accueillis comme les Cirsterciens.  Des églises et des monastères sont construits et bientôt une cathédrale à Lund.

 

Copenhague profitera de sa situation entre Roskilde et Lund au sud de l’actuelle Suède pour gagner en importance et devenir un port de commerce florissant.

 

 

 

Création d’une puissance maritime et commerciale

 

 

L’énorme commerce de la pêche fournit le hareng salé pour le Carême d’une grande partie de l’Europe catholique.

 

Une position aussi stratégique entre Mer du Nord et Mer Baltique aiguise les appétits et bientôt Copenhague rentre en conflit avec l’une des organisations commerciales (et militaires) les plus importantes d’Europe : La Ligue Hansétique.

 

En 1369, le château est détruit mais il est bientôt reconstruit. 

 

En 1397, le Danemark, la Norvège et la Suède signent l’union de Kalmar. Pendant 130 ans, les 3 pays auront un seul et même souverain. L’union du Danemark avec la Norvège durera jusqu’en 1814.

 

Pour contrôler le détroit d’Øresund et exiger un droit de péage, le roi Erik de Poméranie construit vers 1420 le chateau de Kronborg (le chateau d’Hamlet dans la pièce de Shakespeare).

 

Chateau de Kronborg et péage entre mer du nord et mer Baltique en 1588.

Chateau de Kronborg et péage entre mer du nord et mer Baltique en 1588.

 

 

La ville de plus en plus riche et peuplée voit la création des guildes d’artisans et de l’Université de Copenhague (1479).

 

Vers 1530, la guerre entre catholiques et protestants tournent à l’avantage des seconds.

 

Copenhague profitera de l’indépendance des Pays-Bas (Provinces-Unis), de la croissance d’Amsterdam et de l’augmentation du commerce sur la mer Baltique.

 

 

 

L’âge d’or de Copenhague sous Christian IV

 

 

Au moment du couronnement de Christian IV en 1596, Copenhague est riche et puissante.

 

Le nouveau roi a décidé de faire de la ville le centre économique, militaire, religieux et culturel pour l’ensemble de la région nordique.

 

 

Vue sur Copenhague au Danemark en 1587.

> Vue sur Copenhague au Danemark en 1587.

 

 

 

Le roi a créé les premières entreprises commerciales ayant le droit exclusif de négocier avec des terres à l’étranger sur le principe de la Compagnie des Indes néerlandaises. Afin de limiter les importations, des usines sont créées.

 

Christian IV agrandit Copenhague en ajoutant deux nouveaux quartiers :

 

 

 

Cour arrière dans le quartier de Christianshavn vers 1900. tableau de J. L. Ridter.

> Cour arrière dans le quartier de Christianshavn vers 1900. Tableau de J. L. Ridter.

 

 

Des architectes allemands et néerlandais construisent des édifices remarquables pour renforcer son prestige : RosenborgRundetaarn (église de la Trinité), Tøjhus Arsenal et Børsen, la bourse de Copenhague.

 

Des fortifications modernes toujours visibles sous la végétation de Christiania sont construites.

 

 

 

 

Catastrophes, paix et guerre

 

 

Une épidémie de peste (1711) et des incendies (1728 et 1795) réduisent la population et détruisent une grande partie de la Vieille Ville de Copenhague.

 

Dans ce contexte, le Danemark reste neutre dans les conflits qui secouent l’Europe de l’époque.

 

De cette neutralité prospère naîssent les Palais d’Amalienborg et la version visible aujourd’hui du Palais de Christiansborg.

 

En 1801 et 1807, les Anglais bombardent Copenhague pour forcer l’alliance des Danois contre Napoléon.

 

Des bombes à phosphore inéteignables avec de l’eau sont utilisées sur des cibles civiles. On compte de nombreux morts. Habitations et églises sont en ruine.

 

 

Bombardement de Copenhague en 1807 - Illustration de Christoffer Wilhelm Eckersberg

Bombardement de Copenhague en 1807 – Illustration de Christoffer Wilhelm Eckersberg

Copenhague en ruine après le bombardement britannique de 1807. Dessin de C W Eckersberg.

> Copenhague en ruine après le bombardement britannique de 1807. Dessin de C W Eckersberg.

 

 

 

 

L’age moderne de Copenhague

 

 

Vers 1850, les fortifications à l’ouest de Copenhague sont abattus et les terrains gagnés permettront de construire de nouveaux quartiers : Nørrebro et Vesterbro

 

Le port est agrandie vers 1894. Les tramways électriques font leur entrée vers 1897.

 

La population explose. Il y avait 120 000 habitants en 1840, il y en aura 400 000 en 1901.

 

 

 

Place Hochbrucke à Copenhague vers 1900.

> Place Hochbrucke à Copenhague vers 1900.


 
 
 

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