Fin des études, il s’agit de marquer le coup.


> Hostel Pop Inn à Rome à notre arrivée.

 

 

Simple désir de partir en vacances au départ, avec un arrière goût de retour aux racines pour bibi. Départ décidé en deux deux à deux, évocation d’une escale à Naples, mais le destin nous voulait à Rome, à croire que tous les chemins y mènent.

A l’arrache, rien de décidé, de prévu, d’organisé. Easy, comme le Jet, unique réservation et seul point de repère ; le voyage s’annonce parfait. Minus l’escale à Genève. L’avion ne décolle qu’au petit matin, on ira l’attendre dans l’endroit  annoncé comme le plus undergound de la ville helvète, (ce même endroit serait sans doute le plus mainstream de Longwy), L’Usine, une usine coincée, entre les banques et les bijouteries. Ça pue la bière et le tabac froid comme partout, mais c’est surtout nulle part. Bouge improbable, dernier refuge des Inconnus, ‘c’est toi que je t’aime’ au beau milieu de la sauterie, fermeture violente à une plombe du mat, ou comment dire à ses clients ‘on ferme’ toutes les trente secondes avant de leur mettre le balai dans les roues,  bienvenue chez les crétins des Alpes et adieu…

Lever de Soleil au dessus du Mont Blanc. Il fallait bien cet instant d’éternité après avoir poireauté quatre heures au milieu de la nuit et de la gare routière de Genève. C’est laid mais c’est magnifique, on peut enfin s’endormir. Arrivée à l’aéroport de Rome en compagnie de deux personnages de South Park, marcassins grassouillets déjà repérés pendant l’embarquement, lunettes de soleil visées sur le nez, à jamais. Cache-misère. Le douanier doit leur demander de les retirer pour vérifier leur identité, pas sûr cependant qu’il avait besoin de ça pour reconnaître les deux abrutis, il voulait surtout les faire chier. Pendant un instant, ça me fait chier de savoir que j’ai la même destination que ces connards, mais ils seront vite aux oubliettes, notre route est toute autre.

La cité éternelle nous accueille, éblouissante de beauté, could you see the most beatiful girl of the world, nos serons ici comme des princes. On déambule dans les rues alentours à la gare, encore tout groggy. Malgré l’exténuation, pas besoin de mener une lutte sans merci pour garder les yeux ouverts, la beauté de la ville nous scotche. Reste tout de même à trouver un endroit où pieuter. C’est marrant cinq minutes de se faire prendre pour un couple d’homosexuels par deux trois gérants d’hôtels, mais ça n’arrange pas nos affaires. Le cyber-café est notre salut, quelques adresses plus tard, nous voilà au Pop’Inn, Via Marsala. Dieu soit loué. La chambre ne sera prête que dans deux heures, plus la force de se balader, deux merdes s’affalent dans les coussins vermillions et soyeux de la salle de réception. Premier contact avec une italienne, la main d’une des demoiselles du Pop’Inn, j’apprendrais plus tard le nom de sa gentille propriétaire, vient réveiller mon épaule, la chambre est prête. Douches, remise à neuf, Rome nous attend.

Première soirée, première ballade, première gifle. Rome est subjuguant.

 

Texte écrit par Simon aka Grawly.

 


Carnet de voyage : Première fois à Rome

Maciej

J'aime me perdre à la recherche d'endroits surprenants.

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