Metro à Londres : Histoire et anecdotes de l’underground

Le métro de Londres est une institution au même titre que la Reine d’Angleterre. Appelé l’Underground ou Tube, le métro londonien crée en 1863 est le lieu le plus fréquenté de la ville. L’histoire de Londres à travers l’histoire de son métro.

 

Metro à Londres : Affiche pour l'International Advertising Exhibition - Photo de MCAD Library

> Metro à Londres : Affiche pour l’International Advertising Exhibition – Photo de MCAD Library

 

 

Aujourd’hui, le métro de Londres

 

Aujourd’hui le métro de Londres compte :

  • 421 km de galeries, soit le réseau le plus long du monde
  • Plus de 268 stations (Certaines sont fermées au public). 46 stations sont classées.
  • Plus d’1 milliard de voyageurs ont empruntés l’underground en 2007, soit environ 3.000.000 de passagers par jour ! Les métros les plus fréquentés dans le monde sont Moscou (2,5 milliards), Tokyo, Mexico et Paris.
  • 1 suicide par semaine.
  • L’équivalent de 2 cigarettes par trajet de 40 minutes, liés aux poussières et substances nocives respirées.
  • Des variétés de moustiques spécifiques.

 

Retrouvez les informations pratiques sur le métro à Londres

 

 

1863, Création du métro à Londres

 

La Metropolitan Railway fut la première ligne de l’Underground inaugurée le 10 janvier 1863. Le métro couvrait alors 6.5 km entre Paddington et Farringdon street. Son tracé correspond à la Hammersmith & City Line. On creuse alors une tranchée puis on la recouvre d’un toit. Le métro est tracté par des locomotives à vapeur. Des puits sont alors nécessaires sur le tracé pour permettre à la fumée de sortir.

En 1870, la première ligne souterraine est crée. Elle passe sous la Tamise et relie la tour de Londres à Bermondsey. Cette ligne restera active quelques mois.

En 1890, l’actuelle Northern line est la première ligne du métro tractée électriquement et entièrement en tunnel. Ses quais sont également les plus anciens et les plus beaux.

 

 

1940, Londres sous les bombes

 

Le 7 septembre 1940, la Luftwaffe (aviation allemande) bombarde Londres faisant plus de 500 morts et 1137 blessés graves. Le Blitz a commencé.

Les bombes incendiaires mettent Londres en flammes, du jamais vu depuis l’incendie de londres en 1666. Les bombardements de nuit créent la psychose. Hitler veut briser le morale des Anglais. Mieux, il espère en bombardant l’East End londonien séparer les quartiers riches des quartiers pauvres et déclencher une révolte populaire. Le Fuhrer n’est pas le seul à croire qu’une révolte est possible. Georges Orwell pense que seule une révolution sociale (modèle de Barcelone aux premiers mois de la guerre d’Espagne)  permettrait à l’Angleterre de vaincre les Nazis.

Les Londoniens réagissent et se réfugient dans le métro. L’ampleur du mouvement contraint le gouvernement surpris de transformer 79 stations en abris de fortune. Des comités de stations organisèrent alors la vie dans le métro : des bibliothèques, des cantines et des poste de premier secours seront crées. Rendez vous à l’Imperial war museum pour découvrir les dessins d’Henry Moore évoquant la survie dans le métro.

Pendant pres de 9 mois, Londres et les plus grandes villes d’Angleterre vont essuyer les attaques aériennes des bombardiers allemands. La RAF (Royal Air Force), l’aviation britannique mis un terme à la bataille d’Angleterre. Première défaite de l’Allemagne nazie.

 

 

2005, Attentats terroristes à Londres

 

Le 7 juillet 2005 (07/07), trois bombes explosent à 8h50 pendant l’heure de pointe dans le métro londoniens. Une 4e bombe explose une heure plus tard dans un bus. Les attentats suicides attribués à des Islamistes ont tué 56 personnes (dont les kamikazes) et ont blessé gravement 700 autres.

Le 07/07 est l’attentat le plus meurtrier que Londres est connu. Comme l’attentat du 11 septembre (09/11), il est sujet à de nombreuses controverses.

Les attentats ont renforcé l’islamophobie à Londres et le climat d’insécurité. Le pouvoir de la police a été étendu. La stratégie du « shoot to kill » adoptée par les « forces de l’ordre  » n’a pas tardé à montrer ces limites. Le 22 juillet dernier, Jean-Charles de Menezes, un jeune brésilien est abattu dans le métro de 8 balles dont 7 dans la tête sous prétexte que son attitude était suspecte… ou qu’il avait le teint d’un potentiel kamikaze ?

 

Maciej

Maciej

J'aime me perdre à la recherche d'endroits surprenants.

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