Pendant des siècles, la Cour d’Arthur (ou d’Artus) fut le club très fermé de l’élite marchande de Gdańsk. C’est « le pub le plus sélect d’Europe » comme le résume avec humour un panneau du musée. Aujourd’hui section du Musée de Gdańsk, l’édifice a retrouvé après une longue reconstruction, son décor de faste marchand. Il est dominé par un poêle de faïence considéré comme le plus grand d’Europe et un tableau du Jugement dernier.

Cour d'Artus dans la Vieille Ville, partie du musée de la ville de Gdansk - Photo de Gyddanyzc - Licence c0
Cour d’Artus dans la Vieille Ville, partie du musée de la ville de Gdansk – Photo de Gyddanyzc – Licence c0

Dans le centre historique de Gdansk, sur la place du Long Marché et face à la fontaine de Neptune, une façade maniériste aux riches sculptures abrite l’un des intérieurs bourgeois les plus spectaculaires de la Baltique.

La Cour d’Artus se trouve à deux pas du Ratusz, l’ancien hotel de ville de Gdansk et à moins de cent mètres de la Basilique Sainte Marie, l’une des églises de Gdansk les plus impressionnantes.

Mon avis :

Dans son ensemble, le lieu dégage une atmosphère assez grotesque. C’est presque un miracle qu’il est pu être reconstruit après les destructions de la 2e guerre mondiale, mais les pièces rapportées donne à l’ensemble un gout plastique et artificiel. Curieusement, il y a aussi quelques chose d’assez génial entre les bateaux qui flottent dans l’air, les têtes de cerfs tantôt inquiétante tantôt vraiment débile, Saint Georges sans pitié qui écrase le dragon ou l’immense fresque des vices et vertus. La Cour d’Artus permet de lire la haute société d’une ville prospère, ses goûts, inclinaisons morales, aspirations et travers. Il y a seulement deux pièces à visiter soit moins de 30 minutes si vous prenez le temps de TOUT observer attentivement. Dommage que l’audioguide soit à payer en supplément du billet d’entrée. J’espère qu’un jour les reconstitutions prendront une patine ou qu’elles seront remplacées par de vrais peintures. En attendant, le lieu intéressera les passionnés d’histoire médiévale et hanséatique. La visite du Ratusz (ancien hotel de ville) voisin est plus riche et plus intéressant pour qui s’intéresse à l’âge d’or de Gdansk de mon point de vue.

Une institution née de la tradition chevaleresque

Le nom vient de la légende du roi Arthur et de ses chevaliers réunis autour de la Table ronde, symbole de vertu chevaleresque et d’égalité entre pairs.

Au Moyen Âge, on a donné ce nom aux maisons de réunion du patriciat urbain, d’abord en Angleterre puis dans les pays germaniques. Le modèle s’est largement diffusé dans les villes de la Baltique, de Toruń et Elbląg jusqu’à Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad), Riga et Tallinn.

À Gdańsk, cette institution est liée aux Chevaliers Teutoniques. Maîtres de la ville depuis 1308, ils lui accordent le droit de Chełmno en 1343 et y diffusent les idéaux chevaleresques et la légende arthurienne. Ils feront de Malbork leur capitale en 1309.

Vers 1348-1350, la confrérie Saint-Georges réunissant des « junkers » issus de riches familles allemandes élève une première Cour. Le nom de curia regis Artus apparaît dans un registre municipal en 1357.

Entre 1370 et 1379, la communauté des marchands les plus riches finance un édifice plus vaste. Il couvre déjà les deux tiers de la Cour actuelle. L’accès reste strictement réservé. Au tournant des 14e et 15e siècles, sont exclus les marchands dont la fortune est inférieure à vingt marcs, ainsi que les artisans, aubergistes, petits commerçants et salariés…

Illustration de l'Intérieur de la Cour d'Artus dans la Vieille Ville de Gdansk au 19e siècle - Auteur inconnu.
Illustration de l’Intérieur de la Cour d’Artus dans la Vieille Ville de Gdansk au 19e siècle – Auteur inconnu.
Dans la Cour d'Artus de Gdansk.
Dans la Cour d’Artus de Gdansk.

Reconstruction et âge d’or des « bancs »

En 1476 puis en 1477, deux incendies détruisent la Cour et font de nombreuses victimes.

Le conseil municipal la fait reconstruire à ses frais sur un terrain agrandi. Le 2 décembre 1481, on sert la première bière dans la nouvelle halle gothique, qui forme encore l’ossature de l’édifice actuel.

La confrérie Saint-Georges perd alors la propriété des lieux et n’y conserve qu’une préséance honorifique. Elle se dote de son propre siège près de la porte d’Or achevé en 1494. Ses membres ne reviennent plus à la Cour d’Arthur que pour la fête du « comte de Mai », le dimanche de Pentecôte.

Gdańsk est ainsi, selon le musée, la seule ville au monde à posséder à la fois une Cour d’Arthur ET une Cour Saint-Georges.

La Cour devient le siège de plusieurs confréries marchandes appelées « bancs » (ławy). Le nom vient des bancs de la grande salle, où chaque compagnie avait sa place pour converser et boire une chope :

  • le banc Saint-Reinhold, fondé en 1481 par des marchands d’origine rhénane ;
  • le banc de Lübeck, dit de Saint-Christophe (1482), qui réunissait des Gdańskois commerçant avec Lübeck ;
  • le banc des Rois mages (1483), né d’un cercle d’amis peut-être originaires de Cologne ;
  • le banc de Malbork (1487), fondé par des vétérans de la guerre de Treize Ans qui avaient assiégé Malbork ;
  • le banc hollandais (1492), formé de marchands commerçant avec les Pays-Bas, auxquels s’ajoutent les confréries des capitaines de navire et des échevins.

Les confréries y tiennent leurs assemblées, banquets et réceptions. Leur apogée se situe vers 1550-1600 quand elles comptent parmi leurs membres des héritiers de trônes européens.

La façade reçoit son aspect actuel en 1616-1617 dans le style maniériste néerlandais sous la direction d’Abraham van den Blocke.

Statues de chefs antiques, médaillons de rois de Pologne, figures de la Justice et de la Force l’animent, et Fortune la couronne, censée sourire aux audacieux marchands de Gdańsk. L’ensemble comprend aussi deux maisons voisines, l’Ancienne et la Nouvelle Maison des Échevins (Stary et Nowy Dom Ławy).

Intérieur de la Cour d'Artus dans la Vieille Ville de Gdansk - Photo de Gyddanyzc - Licence c0
Intérieur de la Cour d’Artus dans la Vieille Ville de Gdansk – Photo de Gyddanyzc – Licence c0
Statue de cerf dans la Cour d'Artus à Gdansk.
Statue de cerf dans la Cour d’Artus à Gdansk.
Dans la Cour d'Artus à Gdansk.
Dans la Cour d’Artus à Gdansk.
Dans la Cour d'Artus à Gdansk, le Grand Poêle est dans le coin du fond à droite.
Dans la Cour d’Artus à Gdansk, le Grand Poêle est dans le coin du fond à droite.

Tribunal, bourse, puis musée

À partir de 1530, la grande salle accueille aussi des audiences judiciaires publiques.

Dès les années 1620, guerres et épidémies mettent fin à l’âge d’or. Après 1631, les mœurs se relâchent tant que le Conseil doit intervenir contre les banquets nocturnes, les tambours et les rixes.

Le 31 octobre 1742, la Cour est transformée en bourse aux grains. Les bancs retirent leurs sièges mais conservent les œuvres d’art « en mémoire d’un glorieux passé ». La bourse fonctionne jusqu’en 1932, avant de déménager au siège de la Dresdner Bank sur le Long Marché.

Entre 1925 et 1932, la Cour est restaurée en profondeur, voûte comprise, puis transformée en musée.

Destruction et renaissance

En 1943, une grande partie du décor est évacuée. En 1945, l’assaut de l’Armée rouge ravage l’édifice : le toit brûle, les voûtes gothiques s’effondrent et les piliers sont détruits. Grâce à l’évacuation, environ 75 % de l’aménagement intérieur a toutefois survécu.

Le bâtiment est reconstruit entre 1948 et 1952. De 1957 à 1983, l’Association des artistes plasticiens polonais occupe la Nouvelle Maison des Échevins, et la grande salle sert de galerie d’expositions temporaires.

> Sur la reconstruction de Gdansk après la Seconde Guerre Mondiale

Classée monument historique en 1967, la Cour est rattachée au Musée historique de Gdańsk en 1987. Elle rouvre officiellement en 1997 pour le millénaire de la ville.

En 1999, un accord avec les confréries des bancs, basées à Lübeck, marque leur retour symbolique après plusieurs siècles.

Que voir à l’intérieur

L’intérieur actuel est une reconstitution partielle.

Les œuvres d’origine retrouvées y côtoient des sculptures reconstituées et des tirages grand format qui remplacent les tableaux disparus.

La grande salle, voûtée sur quatre piliers élancés, a retrouvé ses lambris, ses maquettes de navires suspendues et son saint Georges terrassant le dragon.

On y voit aussi, en reproduction, les grandes toiles commandées par les confréries, dont « Orphée parmi les animaux » de Hans Vredeman de Vries (1596) et le « Jugement dernier « d’Anton Möller.

La pièce maîtresse reste le Grand Poêle, réalisé en 1545-1546 par le maître poêlier Georg Stelzener. Haut de 10,64 mètres, il compte 520 carreaux richement décorés, ornés notamment de portraits de souverains européens.

Statue de Saint Georges terrassant le dragon (symbole du mal dans l'Europe chrétienne) dans la Cour d'Artus à Gdansk.
Statue de Saint Georges terrassant le dragon (symbole du mal dans l’Europe chrétienne) dans la Cour d’Artus à Gdansk.
Statue de cerf dans la Cour d'Artus à Gdansk.
Statue de cerf dans la Cour d’Artus à Gdansk.
Marqueterie dans la Cour d'Artus à Gdansk.
Marqueterie dans la Cour d’Artus à Gdansk.
Bateau suspendu dans la Cour d'Artus à Gdansk.
Bateau suspendu dans la Cour d’Artus à Gdansk.

Grand Poêle, un manifeste politique et religieux en faïence

La pièce maîtresse de la salle est le Grand Poêle, réalisé en 1545-1546 par le maître poêlier Georg Stelzener. Haut de 10,64 mètres, il compte 520 carreaux richement décorés.

C’est un chef-d’œuvre artistique, mais aussi un objet chargé de symboles. Son décor reflète les goûts des Gdańskois de l’époque et surtout leurs convictions politiques et religieuses.

Une ville déjà protestante. Lorsque le poêle est construit, Gdańsk a déjà adopté la Réforme contre la volonté du roi Sigismond Ier le Vieux. Catholique et adversaire résolu du luthéranisme. Le poêle laisse discrètement transparaître cette sympathie pour Luther, du niveau le plus bas jusqu’au sommet. La ville obtiendra la liberté religieuse en 1557 par un édit de son successeur Sigismond Auguste.

Une galerie de souverains, catholiques et protestants. Les trois niveaux inférieurs prônent la tolérance religieuse. On y voit onze portraits, déclinés en vingt variantes de couleurs.

  • Côté catholique : l’empereur Charles Quint et son épouse Isabelle de Portugal, l’archiduc Ferdinand Ier de Habsbourg et son épouse Anne Jagellon et Louis II Jagellon, roi de Bohême et de Hongrie.
  • Côté protestant : les deux chefs de la ligue de Smalkalde, l’électeur de Saxe Jean-Frédéric le Magnanime et le landgrave Philippe Ier de Hesse qui défendaient la Réforme dans le Saint-Empire. S’y ajoutent Sibylle de Clèves, l’électeur de Saxe Frédéric III le Sage (protecteur de Luther), le duc Louis X de Bavière et Guillaume V le Riche, duc de Juliers-Clèves-Berg.

Satire et humour populaire. Le soutien à la Réforme s’accompagne d’une critique acerbe de l’Église catholique. Sur le socle, un moine et une nonne brandissent des coupes, une dénonciation à peine voilée de la débauche. Un couple de bouffons les accompagne et incarnent le péché.

Vertus et héroïnes. Les deux niveaux suivants délivrent un message moral. Les personnifications des vertus proposent aux bourgeois de Gdańsk un modèle de conduite récompensé par la vie éternelle : Patience, Prudence, Connaissance, Tempérance et Chasteté. Deux planètes, Vénus et la Lune, y sont figurées sous les traits de femmes. On y reconnaît aussi deux héroïnes :

  • Jaël, l’héroïne biblique qui tua le chef cananéen Sisera avec un marteau et un clou ;
  • Lucrèce, l’héroïne romaine, image de pureté et de fidélité. Son suicide après l’outrage subi précipita la chute de la monarchie des Tarquins et la naissance de la République romaine. C’était un idéal républicain cher aux patriciens de Gdańsk.

Le blason de la famille Loitz, puissante dynastie de marchands et banquiers, apparaît quatre fois sur les faces est et ouest. Elle compte probablement parmi les principaux commanditaires du poêle.

Au sommet, la fidélité à la Couronne. Le niveau supérieur porte trois blasons en demi-cercle : celui de Gdańsk, celui de la Prusse royale et celui de la Pologne en façade. Conformément au protocole de l’époque, ils affirment l’unité politique de la ville, de la province et du royaume.

Détruit à la fin de la guerre, le poêle a été reconstitué en 1994-1995 à partir d’environ 460 carreaux d’origine, retrouvés auprès d’institutions et de particuliers.

Dans la Cour d'Artus à Gdansk, le Grand Poêle est dans le coin du fond à droite.
Dans la Cour d’Artus à Gdansk, le Grand Poêle est dans le coin du fond à droite.
Sur la plus grande poele de faience du monde (apparemment) dans la Cour d'Artus à Gdansk.
Sur la plus grande poele de faience du monde (apparemment) dans la Cour d’Artus à Gdansk.

Le Jugement dernier d’Anton Möller

C’est l’œuvre la plus spectaculaire de la grande salle. Le peintre gdańskois Anton Möller l’a réalisée au tout début du 17e siècle pour le compte du conseil municipal.

Plutôt qu’un Jugement dernier classique, c’est une vaste allégorie morale : elle oppose deux chemins de vie, celui de la vertu et celui du péché. L’archange Michel, épée à la main, fait la charnière entre les deux moitiés du tableau.

Reproduction du Tableau du Jugement dernier dans la Cour d'Artus à Gdansk.
Reproduction du Tableau du Jugement dernier dans la Cour d’Artus à Gdansk.

Le monde des élus. En haut, le Christ juge du monde trône sur un arc-en-ciel entouré de la Vierge et de saint Jean. Près de lui se tiennent la Foi (Fides), la Charité (Caritas), une mère avec deux enfants.

Sous la protection du Christ, la partie gauche et lumineuse réunit parmi les anges les autres vertus : la Patience, la Prudence, la Force, la Tempérance et l’Espérance.

Plus à droite, l’archange Michel tient une épée et une balance. Il juge des actes humains et incarne la Justice.

En contrebas, un paysage rocheux est traversé par le chemin de croix, la voie de la souffrance qui mène au salut. À l’arrière-plan se déploie un panorama de Gdańsk.

Le monde du péché. Face à eux, un monde foisonnant penche vers la chute. Il est dominé par Dame Monde (Mundus). C’est une femme richement vêtue et couronnée d’un diadème. Personnification de tout le mal. Elle tient aussi un sceptre et un serpent avec une pomme dans la gueule.

Une chaîne la relie aux allégories des autres péchés.

  • Le Péché originel. Un homme marqué d’une tête de mort au front saisit lui aussi le serpent.
  • L’Incrédulité lacère un crucifix d’un coup de poignard.
  • La Mauvaise Conscience. Une femme nue est allongée sur un cerf, symbole de la Peur. Toutes deux mènent au Désespoir, figuré par une femme qui s’étrangle.
  • La Colère prend les traits d’un fantassin suédois aux prises avec un hussard et un noble polonais.
  • L’Orgueil réunit quatre femmes, dont l’une tient un miroir et un éventail.
  • La Paresse mène un âne.
  • La Luxure est une femme nue enlacée par des bras d’homme.
  • L’Avarice est un usurier tenant la liste de ses débiteurs, près d’un homme qui s’enfuit avec un coffre et un sac d’argent.
  • L’Ivrognerie (Gula) réunit trois personnages : l’un tient une cruche de vin, les deux autres, ivres, jouent aux cartes et aux dés.

La route de l’enfer. En bas à droite, une foule joyeuse et insouciante s’avance vers la damnation éternelle sans conscience du prix de ses fautes. Sur une barque qui vogue vers l’enfer, Möller aurait représenté les édiles de Gdańsk.

Selon la légende, il se serait vengé d’un conseil municipal qui ne l’avait pas payé. Caméo ! Un peintre tenant sa palette figure aussi parmi les passagers. Autoportrait de Möller. On raconte aussi que le peintre aurait plus tard ajouté un ange venu sauver la barque et ses occupants. Une autre tradition prétend qu’il aurait donné à l’Orgueil les traits de la fille du bourgmestre, Agata von der Linde.

Le tableau original a brûlé en 1945. Vous verrez une reconstitution numérique et photographique à l’échelle 1:1, réalisée par Krzysztof Izdebski à partir de photographies d’archives et installée dans la Cour en 1999.

Informations pratiques

La Cour d’Artus se trouve dans le centre historique de Gdansk sur la place du Long Marché.

  • Adresse : Długi Targ 43/44, 80-831 Gdańsk. On entre par le rez-de-chaussée de l’Ancienne Maison des Échevins.
  • Horaires : lundi 10h-16h (entrée gratuite), mardi fermé, mercredi 10h-16h, jeudi 10h-18h, vendredi à dimanche 10h-16h. Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture. Fermé certains jours fériés. La Cour accueille aussi des réceptions officielles et peut alors être fermée à la visite : vérifiez sur le site officiel avant de venir.
  • Tarifs : 26 zł en plein tarif, 19 zł en tarif réduit, 70 zł le billet famille. Audioguide à 10 zł, en polonais, anglais et allemand uniquement.
  • Durée : comptez au moins 30 minutes.
  • Site officiel : https://muzeumgdansk.pl/
Powered by GetYourGuide

Carte de la Tricité : Gdansk, Sopot, Gdynia avec les lieux du guide touristique

Retrouvez tous les lieux du guide à visiter sur la carte de Gdansk (avec Oliwia, Sopot et Gdynia) : Hébergements et hôtels selon votre budget, monuments incontournables, musées à ne pas rater et insolites, plages et jardins botaniques, bars et cafés originaux, shopping vintage…

Bon plan ! Vous pouvez télécharger gratuitement la carte pour une utilisation hors connexion.

Où dormir à Gdansk (Sopot et Gdynia) en 2026 ? Sélections d’hébergements jolis, centraux ou pas chers

Pour séjourner à Gdansk et dans le Trojmiasto (Pologne), voici nos suggestions d’hébergements en fonction de votre budget :


Maciej Poltorak

J'aime me perdre à la recherche d'endroits surprenants.