Vilnius, capitale de la Lituanie, est une ville à l’histoire fascinante, façonnée par différentes cultures et dominations.

Histoire courte de Vilnius en Lituanie
Après une partie de chasse, le roi lituanien Gediminas rêve d’un loup de fer au sommet d’une colline. C’est là que sera fondé Vilnius, la capitale de la Lituanie.
Fondée au XIVe siècle, elle devient rapidement le centre du Grand Duché de Lituanie, un territoire s’étendant de la mer Baltique à la mer Noire. À partir de 1569, avec l’Union de Lublin, Vilnius fait partie de la République des Deux Nations, une fédération entre la Pologne et la Lituanie qui marque profondément son architecture et son développement culturel.
Vilnius subira de nombreuses influences, notamment polonaises, italiennes (au niveau architectural) et russes au cours de son histoire.
La ville traversa l’histoire sans destruction notable pour le plus grand plaisir des amoureux et des fans d’architecture, de nature, de culture…

Histoire courte de Vilnius en Lituanie
Vilnius est fondée par Gediminas en 1323 à la confluence des rivières Neris et Vilnia.
La Lituanie majoritairement catholique de nos jours, fut le dernier pays en Europe à se convertir au Christianisme d’état en 1387. Le Grand Prince Jogaila (l’un des petits-fils de Gediminas) épousa alors la princesse Jadwiga de Pologne. L’union devait prévenir les invasions des Chevaliers Teutoniques et le Grand Duché de Lituanie devait définitivement tomber dans l’orbite du Vatican.
En 1569, l’Union des deux couronnes polonaise et lituanienne est scellée par un accord malgré de nombreuses rivalités entre les noblesses polonaise et lituanienne. L’union tourna à l’avantage de la Pologne qui « polonisa » culturellement au fil des siècles l’aristocratie et les élites lituaniennes.
Le pouvoir sur ce nouvel état polono-lituanien s’exerce d’abord depuis le Chateau de Wawel à Cracovie puis depuis le Chateau Royal de Varsovie lors du changement de capitale.
À la fin du 18e siècle, l’un des pays les plus puissants d’Europe orientale disparaît annexé par la Russie, la Prusse et l’Autriche.
Au XIXe siècle, la ville passe sous contrôle de l’Empire russe, qui tente d’éradiquer les traditions lituaniennes. Malgré cette répression, Vilnius demeure un centre intellectuel et spirituel important, notamment pour la communauté juive, qui y fonde de nombreuses institutions.
À partir de 1864 et après l’échec d’une insurrection indépendantiste contre la Russie tsariste, de nombreuses réformes cherchent à effacer les traces de l’ancienne Lituanie, à imposer l’Orthodoxie Russe et la langue russe (Il était interdit de parler lituanien et d’utiliser l’alphabet latin).
La Révolution Russe de 1905 permet à la Lituanie de regagner une certaine autonomie.
En 1918, la Lituanie devient un pays indépendant. Vilnius est sa capitale. L’URSS attaque bientôt la Lituanie et la Pologne dans ce qui sera la guerre polono-soviétique. La ville change de main entre Polonais et Soviétiques.
En 1920, à l’issue de la guerre, Vilnius majoritairement habité par des Polonais et des Juifs (les Lituaniens représentent alors 6% de la population) est annexée par la République polonaise. Cela empoisonnera les relations avec Lituaniens et Polonais pendant des décennies.
En 1939, Vilnius est envahie par l’Armée rouge. En 1941 par l’Allemagne nazie. Pendant l’occupation allemande, les Nazis extermineront la majorité de la population juive de la « Jérusalem du nord ». Le centre intellectuel juif d’Europe de l’Est. En 1944, l’Armée Rouge est de retour pour une libération stalinienne.
En 1945, la Lituanie est intégrée dans l’URSS. Commence l’occupation soviétique. Vilnius devient la capitale de la République socialiste soviétique de Lituanie et subit une nouvelle vague de répression.
L’indépendance de la Lituanie attendra l’insurrection de 1991 quand les chars de l’Armée Soviétique envahirent les rues de Vilnius. Les fusillades à la tour de télévision firent 14 tués et 700 blessés.
Aujourd’hui, classée au patrimoine mondial, elle célèbre son héritage multiculturel, où se mêlent influences polonaises, russes et païennes.
