Byzance, Constantinople, Istanbul. La ville à travers ses différentes appellations évoquent tellement d’images et d’histoires… A en avoir le tournis.

Pourquoi aller à Istanbul ?
> Pourquoi aller à Istanbul ?

 

 

Une fois sur place c’est encore pire : Istanbul est une claque à répétition.

La splendeur et le luxe rencontre une pauvreté extrême, à moins d’1 km du Hilton il y a des vaches dans les allées des bâtiments encore habités du quartier de Tarlabasi. 

Des familles syriennes fuyant la guerre sont jetés en bas d’hôtels de luxe où les réceptions clinquantes battent leur plein.

Les perspectives des 7 collines vont découvrir une ville sans fin de 13 millions d’habitants que même la mer ne parvient pas complètement à séparer. 65% des habitants vivent en Europe, 35% en Asie.

Les rues sont pleines jour et nuit ou mortellement vides lorsque les commerces ferment. Dans certains quartiers les batiments restent vides ou s’écroulent.

 

Des ruines ou des constructions de bric et de broc peuvent côtoyer des hôtels et cafés chic.

Istanbul est un ville de pierre construite, détruite et en reconstruction permanente sur une zone sismique. Que subsitera de ce gruyère le jour où ?

Aujourd’hui déjà, il n’est pas simple de savoir quel chantier est en cours et lequel est arrêté depuis des mois ou plus. Il y a des grues et des bruits de travaux. Voilà 3000 ans que les maçons sont à l’oeuvre, et ce n’est pas près de s’arrêter.

 

Restent les chats. Les chats sont toujours là. Toujours et partout. Les Stambouliotes les nourrissent, leur donnent de l’eau, les soignent parfois, les enfants jouent avec ou leur donnent des coups de pieds, cela dépend du jeu et des jours. Les yeux tendres, le pelage doux et des puces.

Au dessus des mouettes et des colombes. Les premières ne risquent rien et rivalisent même en fréquence avec les appels du muezzin. Les secondes doivent rester sur le qui vive, car même sur les toits les griffes des chats ne sont jamais loin.

 

Les mosquées sont innombrables et certaines sont immenses comme la superficie de l’empire ottoman au sommet de sa gloire. Plus de 5 millions de kilomètres carrés. Afrique du nord, Egypte, Proche Orient, Moyen orient, Balkans. L’Empire des sultans s’étendait sur 3 continents.

A côté des mosquées impériales où se pressent croyants et touristes, il y a des mosquées de quartiers, plus petite et tout aussi fréquentés par les musulmans. Il y en a des centaines à Istanbul. De leurs haut-parleurs, jour et nuit, résonnent l’appel à la prière.

D’abord surprenant, l’appel devient vite une habitude voire quelques chose qui vous manque si vous êtes passé à côté. Cela dépend de la voix du muezzin aussi. Certaines sont plus mélodieuses que d’autres, lorsqu’elles résonnent toute en même temps, on en préfère toujours une qu’on aimerait entendre plus fort.

Les mosquées impériales offre un peu de verdure à cette ville. Les parcs sont rares. Pour trouver de l’air, il faut monter en haut des bâtiments sur les terrasses ou longer la corne d’or côté centre ville historique (Sultanahmet). Pour l’ombre, on se contentera de la vigne vierge traversant les rues.

 

Istanbul est un grand marché, il y a des milliers de magasins vendant tout ce qui existe de par le monde. A côté du Grand bazar typique, il y a des quartiers entiers de magasins, d’outlet, de grossistes vendant des vêtements ou des tissus ou des outils de bricolage ou tout ce que l’Asie produit de gadgets en plastique.

De véritables villes dans la ville où l’on manger, boire et acheter. L’ancêtre des centres commerciaux. Le côté aspetisé des franchises en moins. Il y règne une agitation de surface avec des rues noires de monde à travers lesquel le passage est lent et bruyant, ce à quoi les marchands répondent par un calme olympien. Ils connaissent cette rivière ininterrompue depuis des siècles. Des yeux à la recherche de la bonne affaire, des mains qui touchent et tatent et jaugent le prix. Prêt à négocier. Car bien sur les marges sont confortables et aucun prix affiché ne mérite d’être payer.

Les Turcs sont un peuple amical. Vous trouverez toujours quelqu’un pour vous indiquer votre chemin et vous demandez d’où vous venez. Ils parlent peu anglais et encore moins français, mais  il y aura toujours quelqu’un qui parlera soit l’un soit l’autre.

Certains ont aussi le sens du commerce et d’autres celui de l’esbrouffe. Il y a des chances pour qu’un cireur de chaussures fasse tomber sa brosse devant vous. Ce que vous prendrez pour de la maladresse de débutant est une technique rodée pour vous nettoyer les chaussures. Après lui avoir sauver son outil de travail, vous penserez naturellement que le cirage est offert – que nenni. Bon après le prix se négocie. Maintenant que vous savez que c’est une technique de sioux, soyez dur en affaire, refuser de vous faire cirer les chaussures ou éviter de ramasser la brosse.

 

Comme de partout dans le monde, parlez quelques mots de turc peut vous gagner un capital sympathie plus important. Et puis en termes d’interactions, votre voyage n’en sera que plus intéressant.

La Turquie est un pays musulman et Istanbul présente différentes manières de vivre sa foi. Si votre tenue est très suggestive (cela concerne les femmes), vous pourrez essuyer des regards désapprobateurs dans certains quartiers plus conservateurs.

Si les bars sont très nombreux surtout du côté de Beyoglu (entre Galata et Taksim),  les cafés servant thés et cafés turcs sont les lieux sociaux par excellence dans tout Istanbul. Les Turcs y jouent au tavla (backgammon) et aux cartes pendant des heures.

Impossible de ne pas dire un mot sur la nourriture. Istanbul est au bord de la mer, ce qui la qualifie pour manger des poissons et des fruits de mer.

Vous trouverez des moules farcies à chaque coin de rue. Un délice. Les kebabs sont des grillades de viandes en assiette sauf les durums kebab, des kebab galette que l’on connait en France. L’ayran est un lait caillé, idéal pour accompagner le repas.

Les patisseries sont à tomber, loukoums, baklava, helva, kunefe. Les marchands de rue vendent maïs et chataignes grillées, parfois du café à emporter ou des concombres. Les vendeurs de fruits frais pressés sont très nombreux : Les jus de grenade ou d’orange sont à des prix dérisoires.

Pour les odeurs, il y aura les grillades mais aussi le tabac parfumé des narguilés, les senteurs de mer des stands de poissons et de moules, celle d’urine de chats et du fumier dans les quartiers plus pauvres, du café fort, du cuir, du bois et de la pierre chaude.

 


Pourquoi aller à Istanbul ? Introduction à la ville
Pourquoi aller à Istanbul ?

Maciej

J'aime me perdre à la recherche d'endroits surprenants.

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