Des gratte-ciel de l’entre-deux-guerres à la silhouette futuriste du Spodek, Katowice a construit son identité architecturale en deux temps forts, séparés par une guerre et un changement de régime. Cette accumulation de bâtiments audacieux, souvent bâtis pour affirmer la modernité d’une ville en pleine mutation, fait aujourd’hui de la capitale silésienne une destination de choix pour les amateurs d’architecture du XXe siècle.

Architecture moderniste : Parlement de Silésie ou batiment du conseil régional à Katowice.
Architecture moderniste : Parlement de Silésie ou batiment du conseil régional à Katowice.

Le contexte historique : une ville qui se construit une identité par l’architecture

Peu de villes polonaises concentrent, sur un périmètre aussi restreint, une telle densité de bâtiments modernistes appartenant à des périodes et des régimes politiques différents.

Katowice n’a acquis le statut de ville qu’en 1865, ce qui en fait, à l’échelle polonaise, une cité jeune, sans centre médiéval ni strates architecturales antérieures à l’industrialisation. Cette absence de passé monumental s’est paradoxalement transformée en atout : chaque grande période politique de la ville, faute de devoir composer avec un tissu urbain préexistant, a pu s’exprimer par une architecture résolument tournée vers son temps.

Katowice a connu deux grandes vagues de construction moderniste :

  • celle de l’entre-deux-guerres ou comme pour la ville de Gdynia au bord de la mer Baltique, l’ambition est d’affirmer la modernité de la Pologne renaissante après le Traité de Versailles en 1919 face à l’Allemagne voisine,
  • et celle des décennies communistes de l’après-guerre, qui a doté le centre-ville de ses silhouettes les plus reconnaissables, du Spodek au grand magasin Skarbek.
Architecture "paquebot" à Gdynia.
Architecture « paquebot » à Gdynia.

Le premier grand tournant survient en 1922, lorsque Katowice devient la capitale de la voïvodie autonome de Silésie, nouvellement rattachée à la Pologne après le plébiscite et les insurrections silésiennes.

Dotée de son propre parlement régional et d’une administration à construire de toutes pièces, la ville se lance dans un vaste programme édilitaire destiné à démontrer, face à l’Allemagne toute proche, la modernité et la vitalité de la jeune République polonaise. C’est cette ambition politique, autant qu’esthétique, qui donne naissance à l’ensemble architectural de l’entre-deux-guerres aujourd’hui regroupé sous l’appellation Szlak Moderny.

La Seconde Guerre mondiale interrompt cette dynamique sans détruire massivement le bâti existant, ce qui permet à Katowice de retrouver rapidement son rang de grand centre urbain après 1945.

La période communiste ouvre alors un second chapitre architectural, porté cette fois par la reconstruction du centre-ville et par un pôle de conception local particulièrement actif, qui dote la ville de ses silhouettes les plus reconnaissables aujourd’hui, du Spodek aux grands ensembles résidentiels.

Enfin, depuis les années 2010, la reconversion de la Zone Culturelle sur d’anciennes friches minières ajoute un troisième chapitre à cette histoire, prolongeant au XXIe siècle la tradition d’une ville qui se réinvente régulièrement à travers son architecture.

Le modernisme polonais à Katowice : définition et courants

Le terme « modernisme », tel qu’il s’applique à l’architecture de l’entre-deux-guerres, désigne en polonais ce que les historiens appellent aussi le fonctionnalisme (funkcjonalizm).

Ce mouvement est né dans les grandes capitales intellectuelles d’Europe, Vienne, Berlin et Paris, avant de se diffuser jusque dans les régions les plus périphériques, dont la Haute-Silésie.

Sa règle directrice, résumée par l’architecte américain Louis Sullivan dans la formule « la forme suit la fonction » puis radicalisée par Le Corbusier, Walter Gropius et Ludwig Mies van der Rohe sous l’appellation de style international, impose une architecture pragmatique, hygiénique et utilitaire :

  • suppression des ornements historicistes,
  • volumes géométriques simples,
  • toits plats,
  • larges surfaces vitrées,
  • recours aux matériaux modernes que sont le béton armé, l’acier et le verre.

Ce mouvement ne s’impose toutefois pas d’un bloc. Avant d’atteindre sa forme la plus radicale, il traverse, comme ailleurs en Europe, des phases intermédiaires empruntant encore à l’Art nouveau et à l’expressionnisme, avant de se stabiliser dans le vocabulaire épuré du style international à partir du tournant des années 1930.

Katowice a ainsi absorbé et retravaillé plusieurs sensibilités successives et parfois concomitantes.

Les tout premiers projets institutionnels du milieu des années 1920, portés par l’urgence de doter la nouvelle capitale régionale d’une administration digne de ce nom, conservent encore une composition monumentale héritée de l’Art déco, avec une symétrie affirmée et quelques motifs décoratifs géométriques.

À partir de la fin des années 1920 et surtout dans les années 1930, cette première génération cède la place à un fonctionnalisme plus radical : les façades se dénudent, les baies s’agrandissent, les volumes se traitent en jeu de blocs asymétriques (gra brył), une caractéristique que les historiens locaux considèrent comme la véritable signature du premier modernisme catowicien.

Une variante particulièrement présente à Katowice, parfois qualifiée de « style de paquebot » (styl okrętowy), pousse cette logique de la ligne courbe et de la vitesse suggérée jusqu’à ses conséquences formelles les plus spectaculaires : loggias entièrement vitrées et arrondies en saillie, évoquant directement les superstructures des transatlantiques, comme sur l’immeuble du 36 de la rue Skłodowskiej-Curie, achevé en 1938.

Une troisième tendance, plus institutionnelle, associe au contraire fonctionnalisme et monumentalité classique dans les bâtiments les plus représentatifs du jeune État régional, à l’image du gmach du Parlement de Silésie, où la rigueur des lignes modernistes se combine à un gigantisme et une symétrie d’inspiration néoclassique.

Cette diversité stylistique s’incarne dans une génération d’architectes locaux et venus d’autres régions de Pologne, parmi lesquels Tadeusz Kozłowski, Karol Schayer, Tadeusz Michejda, Zygmunt Łoboda, Lucjan Sikorski, Zbigniew Rzepecki, Leon Dietz d’Arma et Jadwiga Dobrzyńska, l’une des rares femmes architectes actives dans la région à cette époque.

Cette architecture s’applique à une diversité remarquable de programmes : bâtiments administratifs et institutionnels, immeubles de bureaux et gratte-ciel, villas résidentielles d’architectes et de notables, mais aussi édifices religieux, l’ensemble donnant à Katowice une image de ville-vitrine que sa jeune administration régionale cherchait précisément à construire.

La présence de véritables tours de plusieurs dizaines de mètres, une rareté en Europe à cette époque, vaudra à la ville son surnom durable de « Chicago polonais ».

Le Szlak Moderny, l’entre-deux-guerres et le « Chicago polonais »

Après le rattachement à la Pologne en 1922, Katowice devient la capitale de la voïvodie autonome de Silésie et se lance dans un vaste programme de construction destiné à affirmer, face à l’Allemagne, la modernité et la vitalité de la jeune République polonaise.

Ce chantier donne naissance à un ensemble de 17 bâtiments, aujourd’hui regroupés sous l’appellation Szlak Moderny (route de la moderne), qui vaut à la ville son surnom de « Chicago polonais » en raison de la présence de véritables gratte-ciel, une rareté en Europe à cette époque.

Le Szlak Moderny n’est pas qu’un concept architectural : c’est un véritable itinéraire de promenade balisé (5,5 km), créé en 2010 par la Ville de Katowice pour valoriser ce patrimoine longtemps resté méconnu. Comptez entre 2/3 heures de marche selon le nombre d’arrêts.

Circuit moderna autour de l'architecture moderniste à Katowice.
Circuit moderna autour de l’architecture moderniste à Katowice.

L’itinéraire autour de l’architecture moderniste comprend :

  • le gmach de l’ancien Parlement de Silésie et du bureau du voïvode (place Sejmu Śląskiego),
  • Il passe par le siège de la Radio polonaise (ulica Ligonia 29),
  • croise le Drapacz Chmur (ulica Żwirki i Wigury 15/17),
  • l’église garnison Saint-Casimir (ulica Skłodowskiej-Curie 20),
  • la Banque du redressement national (Bank Gospodarstwa Krajowego, ulica Mickiewicza 3),
  • avant de rejoindre plusieurs villas d’architectes dans le quartier résidentiel au sud du centre, dont celle de Tadeusz Michejda (ulica Poniatowskiego 19), surnommé le « père du modernisme Katowicien ».

Dix bornes d’information multimédia (infokiosques), installées directement aux abords des bâtiments, proposent un contenu multilingue (polonais, anglais, allemand) avec photographies d’époque et anecdotes historiques ; un plan détaillé et un dépliant thématique sont par ailleurs disponibles au Centre d’information touristique du Rynek.

Le parcours se prête aussi bien à une visite libre, muni du plan, qu’à une visite guidée organisée par les offices de tourisme de la ville.

Architecture moderniste : Théatre de Silésie de Katowice.
Architecture moderniste : Théatre de Silésie de Katowice.
Architecture moderniste : Bibliotheque / Ecole de management - Photo de Lestat Jan Mehlich - Licence ccbysa 3.0.
Architecture moderniste : Bibliotheque / Ecole de management – Photo de Lestat Jan Mehlich – Licence ccbysa 3.0.
Architecture moderniste avec l'église św. Kazimierza Królewicza à Katowice.
Architecture moderniste avec l’église św. Kazimierza Królewicza à Katowice.
Architecture moderniste dans le sud du centre ville de Katowice (Srodmiescie).
Architecture moderniste dans le sud du centre ville de Katowice (Srodmiescie).
Architecture moderniste : ul. Podchorazych à Katowice - Photo de Marek Mroz -Licence ccbysa 4.0.
Architecture moderniste : ul. Podchorazych à Katowice – Photo de Marek Mroz -Licence ccbysa 4.0.
Architecture moderniste dans le sud du centre ville de Katowice (Srodmiescie).
Architecture moderniste dans le sud du centre ville de Katowice (Srodmiescie).
Architecture moderniste dans le sud du centre ville de Katowice (Srodmiescie).
Architecture moderniste dans le sud du centre ville de Katowice (Srodmiescie).

Constructions emblématiques de l’entre deux guerres

L’édifice le plus emblématique de cette période reste le Drapacz Chmur (littéralement « gratte-nuages »), gmach de l’Urzędu Skarbowego construit entre 1929 et 1934 sur les plans de Tadeusz Kozłowski, avec la collaboration de l’ingénieur Stefan Bryła pour sa structure métallique novatrice.

Culminant à 62 mètres sur 17 niveaux, il fut à son achèvement le plus haut bâtiment de Pologne et l’un des plus élevés d’Europe, doté de trois ascenseurs, dont un ascenseur circulaire de type paternoster, encore visible aujourd’hui.

Non loin, le monumental gmach de l’ancien Parlement de Silésie (Sejm Śląski) et du bureau du voïvode, achevé en 1932 sur les plans de Karol Schayer et Zygmunt Wróblewski, constituait à sa construction le plus grand bâtiment de Pologne.

Architecture moderniste : Gmach Izby Skarbowej ou Gratte-ciel (drapacz chmur) construit en 1927-1936 à Katowice.
Architecture moderniste : Gmach Izby Skarbowej ou Gratte-ciel (drapacz chmur) construit en 1927-1936 à Katowice.
Architecture moderniste : Gmach Izby Skarbowej ou Gratte-ciel (drapacz chmur) construit en 1927-1936 à Katowice. Photo de Lestat / Jan Mehlich - Licence ccbysa 2.5
Architecture moderniste : Gmach Izby Skarbowej ou Gratte-ciel (drapacz chmur) construit en 1927-1936 à Katowice. Photo de Lestat / Jan Mehlich – Licence ccbysa 2.5
Architecture moderniste : Parlement de Silésie construit par Henryk Poddebski.
Architecture moderniste : Parlement de Silésie après sa construition par Henryk Poddebski.
Architecture moderniste : Parlement de Silésie à Katowice aujourd'hui. Photo de Kapitel - Licence ccbysa 4.0
Architecture moderniste : Parlement de Silésie à Katowice aujourd’hui. Photo de Kapitel – Licence ccbysa 4.0
Architecture moderniste : Façade du Parlement de Silésie à Katowice aujourd'hui. Photo de Pymouss - Licence ccbysa 4.0
Architecture moderniste : Façade du Parlement de Silésie à Katowice aujourd’hui. Photo de Pymouss – Licence ccbysa 4.0

L’après-guerre : du Spodek au brutalisme

La reconstruction du centre-ville dans les décennies communistes ouvre un nouveau chapitre architectural, esthétiquement très différent du modernisme de l’entre-deux-guerres mais tout aussi audacieux dans ses ambitions.

Le Spodek, symbole de l’architecture communiste

Aucun bâtiment ne résume mieux Katowice que le Spodek (littéralement « soucoupe »), salle omnisports et de concerts inaugurée en 1971 sur les plans de Maciej Gintowt et Maciej Krasiński.

Sa silhouette de soucoupe volante renversée, suspendue à des câbles d’acier, en fait l’une des créations architecturales les plus audacieuses de la Pologne communiste, conçue à une époque où le centre-ville de Katowice connaissait une profonde reconfiguration urbaine, avec l’élargissement de l’actuelle avenue Korfantego et l’agrandissement du Rynek.

Le lieu initialement envisagé pour ce projet devait accueillir un opéra, mais c’est finalement cette forme futuriste, unique en son genre, qui s’est imposée et qui demeure aujourd’hui encore le symbole architectural le plus identifiable de la ville.

Vue sur le Spodek à Katowice en 1979.
Vue sur le Spodek à Katowice en 1979.
Vue sur le Spodek à Katowice dans les années 2000. Photo de Halaston - Licence ccbysa 3.0, 2.5, 2.0, 1.0
Vue sur le Spodek à Katowice dans les années 2000. Photo de Halaston – Licence ccbysa 3.0, 2.5, 2.0, 1.0

Skarbek, l’autre icône du commerce socialiste

Construit entre 1971 et 1975 sur les plans de l’architecte Jurand Jarecki, le grand magasin coopératif Skarbek occupe l’angle occidental du Rynek.

Sa façade caractéristique, recouverte de panneaux d’aluminium embouti disposés en trois bandes parallèles évoquant des écailles, en a fait pendant des décennies l’un des bâtiments les plus reconnaissables du centre-ville, aux côtés du grand magasin voisin Zenit, construit une décennie plus tôt par le même architecte.

Skarbek fut également, à son ouverture, l’un des premiers bâtiments commerciaux de la région équipés d’escaliers mécaniques de fabrication polonaise, qui suscitèrent une immense curiosité chez les Katowiciens de l’époque.

Rénové entre 2005 et 2007, puis à nouveau en 2018-2019 avec le remplacement de ses célèbres écailles d’origine, le bâtiment continue d’abriter des commerces, malgré une fréquentation aujourd’hui concurrencée par les grandes galeries marchandes plus récentes du centre-ville.

Archirecture moderniste : Immeuble de Skarbek à Katowice.
Archirecture moderniste : Immeuble de Skarbek à Katowice.
Détails de l'immeuble Skarbek à Katowice - Photo de kris D. - Licence ccbysa 2.0
Détails de l’immeuble Skarbek à Katowice – Photo de kris D. – Licence ccbysa 2.0

L’architecture brutaliste, un patrimoine fragile

Katowice a longtemps compté, aux côtés de Varsovie, parmi les foyers les plus actifs du brutalisme polonais, porté par un pôle local de conception architecturale particulièrement fécond durant les décennies communistes.

Ce patrimoine s’est toutefois considérablement appauvri au fil des rénovations et des démolitions, au point qu’une partie de ses réalisations les plus significatives n’existe plus aujourd’hui que par la photographie.

Le bâtiment le plus emblématique de ce courant, l’ancienne gare centrale de Katowice, a aujourd’hui disparu.

Achevée en 1972 par le trio d’architectes surnommé les Tygrysy (Wacław Kłyszewski, Jerzy Mokrzyński et Eugeniusz Wierzbicki), sa halle voyageurs reposait sur seize calices de béton armé, chacun soutenant une toiture de dix-huit mètres sur dix-huit pour une épaisseur de coque de seulement six centimètres, avec un jeu de coffrages laissés apparents en façade selon les canons du style.

Considéré comme l’un des exemples les plus aboutis du brutalisme en Pologne, l’édifice a été démoli en 2010 malgré une forte mobilisation patrimoniale, remplacé par une gare contemporaine qui n’en conserve qu’un lointain écho formel.

Architecture : Entrée secondaire de la gare centrale de Katowice.
Architecture : Entrée secondaire de la gare centrale de Katowice.

Plusieurs réalisations brutalistes subsistent néanmoins dans le tissu urbain de Katowice.

  • La Superjednostka, immense barre résidentielle construite entre 1967 et 1972 sur les plans de Mieczysław Król et directement inspirée de l’Unité d’habitation de Le Corbusier à Marseille, en constitue l’exemple le plus consensuel.
  • La tour résidentielle surnommée la Żyleta (ou Hapeerowiec), rue Sokolska, développe sur vingt-quatre étages et quatre-vingts mètres de hauteur une façade nue rythmée uniquement par l’alignement de ses balcons.
  • L’immense quartier résidentiel de Tysiąclecie, construit entre 1961 et 1982 par les architectes Henryk Buszko, Aleksander Franta, Marian Dziewoński et Tadeusz Szewczyk, est parfois rattaché à ce courant, en particulier ses tours surnommées les Kukurydze (littéralement les « épis de maïs »), dont les balcons arrondis inspirés des Marina City de Chicago comptent parmi les silhouettes les plus reconnaissables de la ville.
Architecture : Superjednostka derrière le monument des Héros de Silésie.
Architecture : Superjednostka derrière le monument des Héros de Silésie.

Le Spodek lui-même, en raison de sa structure exposée et de son audace technique, est fréquemment cité dans ce registre, bien que les spécialistes le rattachent plus volontiers au modernisme tardif qu’au brutalisme au sens strict.

Ce patrimoine reste fragile : l’ancien siège de l’Institut scientifique de Silésie, longtemps surnommé le « dernier brutal » de Katowice, a récemment entamé sa démolition, laissant la Superjednostka et la Żyleta comme les témoins les plus significatifs encore debout de cette période architecturale.

Autres jalons de l’architecture du XXe siècle

Depuis le début des années 2010, la reconversion de l’ancienne mine de charbon Katowice en Zone Culturelle a ajouté un nouveau chapitre à cette histoire architecturale, cette fois placé sous le signe de la réhabilitation du patrimoine industriel plutôt que de la table rase.

Le Musée de Silésie, dont l’essentiel des espaces d’exposition occupe d’anciennes galeries souterraines sous des pavillons de verre contemporains, et le siège du NOSPR, conçu par le cabinet local Konior Studio avec le concours du cabinet japonais Nagata Acoustics pour son acoustique, illustrent cette approche qui dialogue directement avec l’histoire minière du site plutôt que de l’effacer.

Cette dernière strate architecturale confirme, un siècle après le Szlak Moderny, la capacité de Katowice à faire de chaque période de son développement urbain une démonstration d’ambition architecturale.

Vue sur l'ancien puit minier où se situe le musée de Silésie à Katowice - Photo de XEvansGambitx - Licence ccbysa 4.0
Vue sur l’ancien puit minier où se situe le musée de Silésie à Katowice – Photo de XEvansGambitx – Licence ccbysa 4.0
Batiment du NOSPR, Orchestre symphonique de la radio national polonaise à Katowice ( Narodowa Orkiestra Symfoniczna Polskiego Radia w Katowicach).
Batiment du NOSPR, Orchestre symphonique de la radio national polonaise à Katowice ( Narodowa Orkiestra Symfoniczna Polskiego Radia w Katowicach).

Maciej Poltorak

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