Faro est la capitale de l’Algarve et l’une des plus belles villes de la région. Vous devrez traverser sa lagune pour accéder aux plages et aux îles de la Ria Formosa, un parc national chéri des ornithologues amateurs ou passionnés. Ou prendre le train pour rejoindre Olhao, la cité voisine plus populaire.

Il y a quelque chose d’un peu injuste dans le destin de Faro. Chaque année, plusieurs millions de voyageurs atterrissent à son aéroport international — l’un des plus fréquentés du Portugal — avant de monter dans un bus ou une voiture de location pour disparaître vers Albufeira, Vilamoura ou Lagos sans accorder à la ville une heure de leur temps. Faro souffre d’être une porte. Les portes, par définition, servent à passer.
Et pourtant. Faro est la ville où se termina la Reconquista portugaise — le 1er mars 1249, quand le roi Alphonse III prit la ville aux Maures, achevant huit siècles de Reconquête dans cette cité qui s’appelait alors Santa Maria de Faaron. Cette date n’est pas anodine : c’est ici, à l’extrémité méridionale du Portugal, que le royaume s’est refermé sur lui-même avant de se retourner vers la mer. Moins de deux siècles plus tard, les caravelles partiront de l’Algarve pour explorer les côtes africaines. Faro est le point d’inflexion entre la Reconquête et les Découvertes — entre une histoire qui regarde vers le continent et une autre qui regarde vers l’Atlantique.
La ville a été détruite deux fois en moins de deux siècles : en 1596, quand le comte d’Essex et son armée anglaise la mirent à sac et brûlèrent la bibliothèque de l’évêque, emportant ses manuscrits à Oxford où certains se trouvent encore ; puis en 1755, quand le tremblement de terre qui rasa Lisbonne dévasta également Faro. La plupart des beaux bâtiments que l’on voit aujourd’hui dans sa Cidade Velha datent de la reconstruction de la seconde moitié du XVIIIe siècle — ce qui en fait, paradoxalement, une vieille ville assez jeune. Mais c’est sur les murs romains et maures que cette ville d’après-catastrophe fut bâtie, et le sous-sol en garde la mémoire.
Faro compte 70 347 habitants dans sa municipalité (INE, 2024). Son agglomération avec Loulé et Olhão atteint 191 563 habitants — la plus dense de l’Algarve. C’est une ville à vivre à son rythme, entre ses ruelles enceintes de remparts, sa lagune et ses îles.
Pourquoi visiter Faro ?
Faro offre une combinaison que peu de villes côtières portugaises peuvent revendiquer : une vieille ville ceinte de remparts bien préservée, un parc naturel de classe mondiale à moins de dix minutes à pied, une chapelle des ossements aussi macabre et dérangeante que celle de Évora, et une gastronomie maritime — palourdes, crevettes, poulpes, thon — fondée sur les ressources d’une des lagunes les plus productives d’Europe.
Sa position de capitale administrative de l’Algarve depuis 1756 lui confère une densité institutionnelle — université, hôpital universitaire, administrations régionales, musées — qui la distingue des stations balnéaires voisines réduites au tourisme estival. À Faro, il y a une ville réelle qui vit toute l’année.
Que voir et que faire à Faro ?
La Cidade Velha — Vila Adentro
La Vieille Ville de Faro est une petite colline entourée de murailles avec ses ruelles pavées et des placettes plantées d’agrumes.
La vieille ville intra-muros (Vila Adentro ou Cidade Velha) est le cœur historique de Faro — un espace ceint de murailles dont les fondations remontent à l’époque romaine, consolidées par les Maures et reconstruites après 1755. L’entrée principale est l’Arco da Vila (Arc de la Ville, XIXe siècle, style néoclassique), surmonté d’une niche contenant une statue de saint Thomas d’Aquin et d’un nid de cigognes permanents. À l’intérieur de l’enceinte, les ruelles pavées conduisent à la Place de la Cathédrale (Largo da Sé) — la plus belle place de Faro, entourée d’orangers et de palais baroques.
La Cathédrale (Sé de Faro, fondée en 1251 sur l’emplacement d’une mosquée, elle-même construite sur une basilique wisigothique), est un édifice gothique-Renaissance-baroque — la superposition de styles résultant de destructions successives et de reconstructions partielles. Sa tour gothique, qui date en partie du XIIIe siècle, est l’élément le plus ancien du paysage urbain de Faro. La montée au clocher offre l’un des panoramas les plus complets sur la lagune de la Ria Formosa et les îles-barrières.
Le Musée Municipal (Museu Municipal de Faro), installé dans l’ancien couvent de Nossa Senhora da Assunção (cloître Renaissance, XVIe siècle), abrite la pièce archéologique la plus précieuse de la région : la mosaïque romaine de l’Océan (Mosaico do Oceano, IIe-IIIe siècle apr. J.-C.), figure allégorique d’un dieu marin entouré de dauphins, de poissons et de créatures marines, découverte lors de travaux en centre-ville et reconstituée dans les salles du musée.
Le centre historique est mignon et animé par et pour les touristes. Il y a au centre une austère cathédrale, sobre et minérale qui rappelle l’architecture de l’Afrique du nord et la proximité du Maroc.


La Chapelle des Os — Capela dos Ossos
L’Igreja do Carmo (XVIIIe siècle, baroque) abrite derrière sa sacristie l’une des chapelles des ossements les plus étranges du Portugal. Construite au XIXe siècle par des moines carmes avec les ossements exhumés de cimetières conventуels saturés, ses murs et ses voûtes sont entièrement couverts de crânes et d’os arrangés en motifs géométriques réguliers — 1 245 squelettes de moines selon les sources locales (données Igreja do Carmo). L’inscription à l’entrée, en portugais, peut se traduire par : « Arrêtez-vous ici, et pensez que vous finirez comme nous ». Moins spectaculaire que la chapelle des ossements d’Évora, elle est plus intime et plus accessible — et son inscription dit mieux que n’importe quel guide en quoi consiste la saudade dans sa dimension la plus radicale.
Accès : Largo do Carmo, Faro. Entrée payante pour la chapelle (env. 3 €).
Le Parc Naturel de la Ria Formosa
Le Parc Naturel de la Ria Formosa est le trésor naturel de Faro — et l’une des zones humides les plus importantes d’Europe occidentale. S’étendant sur 18 400 hectares et 60 kilomètres de côte entre Faro et Cacela Velha, il est constitué d’un labyrinthe de lagunes d’eau salée, de vasières, de marais salants et d’îles-barrières de sable qui protègent la lagune des houles atlantiques.
Ses richesses naturelles sont exceptionnelles : la Ria Formosa abrite la plus grande population mondiale d’hippocampes (Hippocampus guttulatus), une espèce en voie de raréfaction dans toute la Méditerranée. Ses marais salants — exploités depuis l’époque romaine comme le prouve la mosaïque du Musée Municipal — produisent encore la fleur de sel de l’Algarve. Ses vasières accueillent plus de 20 000 oiseaux aquatiques en hiver : flamants roses, spatules blanches, hérons cendrés, aigrettes garzettes, avocettes et limicoles en migration Europe-Afrique.
L’Ilha Deserta (Ilha da Barreta), accessible par bateau depuis le port de Faro en 20 minutes, est l’île-barrière la plus occidentale et la plus sauvage — 7 km de plage déserte, sans route, sans village, avec à son extrémité le Cabo de Santa Maria, le point le plus méridional du Portugal continental.
Curiosité géographique : L’aéroport international de Faro — qui semble surgir de la lagune — est en réalité construit sur d’anciens marais salants artificiels de la Ria Formosa, asséchés pour permettre sa construction.
Excursions : Plusieurs compagnies proposent des tours en bateau depuis la marina de Faro vers les îles et la lagune (dès 20 € par personne). Des sorties ornithologiques guidées sont organisées à l’aube, notamment en hiver.
Une des activités phares de Faro consiste à parcourir ses lagunes en bateau. Des tours en bateaux sont proposés depuis Faro (liste plus bas). Moins cher, un ferry depuis Olhao permet de passer plus de temps sur Culatra à la découverte de l’île. Un train relie en un 20-aine de minutes Faro et Olhao.
Pour trouver des plages vous devrez traverser les lagunes pour rejoindre la côte.
Rappel géographique : Une lagune est une étendue d’eau généralement peu profonde séparée de la mer par un cordon littoral. Les lagunes sont parfois appelées étangs littoraux. La communication avec le milieu marin peut se faire par une ou plusieurs passes naturelles ou artificielles.
- En tant que zone humide, elle régule le flux hydraulique, filtre l’eau de ruissellement, fait « tampon » au niveau de la salinité.
- Elle fournit un habitat à de nombreuses espèces de poissons, de mollusques, crustacés et d’oiseaux notamment.
- La lagune protège enfin la côte de l’érosion.
Venise se trouve sur une lagune. En France, nous avons notamment l’étang de Thau, l’étang de Berre, l’étang de Bolmon… La Lagune de Courlande est la plus grande lagune européenne, elle se trouve sur la mer Baltique entre la Lituanie et la Russie.

Lever les yeux jusqu’aux cigognes
La Rio Formosa est l’une des plus importantes zones de nidification et de migrations d’oiseaux entre l’Europe du nord, centrale et orientale et l’Afrique.
Les cigognes nichent sur des églises de Faro à l’entrée de la Vieille Ville et sur des hauts bâtiments du centre. Vous entendrez peut être leur claquement de becs caractéristique ou leur déplacement à la fois gracieux et maladroit.
Les lagunes sont un véritable paradis pour les oiseaux et les ornithologues. Vous aurez peut être la chance de voir plusieurs espèces et peut-être moins, mais sachez qu’elles sont là 🙂
Quelques unes des espèces du parc : canard siffleur (Anas penelope), la sarcelle d’hiver (Anas crecca), le canard souchet (Anas clypeata), le fuligule milouin (Aythya ferina), le bécasseau variable (Calidris alpina), le courlis cendré (Numenius arquata), la barge rousse (Limosa lapponica), des hérons, ibis, flamants, la sterne naine (Sternula albifrons), le pluvier argenté (Pluvialis squatarola), le martin-pêcheur, le crécerelle…
Plus bas des photo-montages des oiseaux visibles dans les lagunes par Richard Crossley. A la fois génial, kitsch et flippant.


Mettre un pied sur l’île déserte
Le parc comprend plusieurs îles et l’une d’elle est l’île déserte : Ilha deserta.
Les excursions en bateau (une liste est disponible plus bas) vous y emmène pour faire un tour sur des passerelles en bois à travers le désert. Vous pourrez vous y familiariser avec les plantes, apprécier l’air marin, porter le regard le plus loin possible ou juste profiter du lieu exceptionnel calme et… désert.
L’île compte un restaurant chic et une belle plage longue de plusieurs kilomètres : Praia da Barreta.


Goûter à la douceur de l’Ilha do Farol
Face à l’île déserte, vous trouverez l’île de Culatra. Autour du phare s’étend le village de l’Ilha do Farol. Un village de maisons secondaires a peu vrai vide hors saison. Vous pourrez y accéder depuis Faro ou Olhao.
Des petites maisons simples sont entourées par des jardins entretenus avec amour. Le résultat est saisissant. Un vrai jardin botanique avec des plantes grasses, des cactées et des plantes tropicales. Tout semble pousser sans effort. Couleurs, formes, odeurs, la balade est assez spectaculaire.
Vous trouverez sur la carte quelques lieux pour boire un café ou manger un bout dans le village ou sur la plage. On revient plus bas sur la plage.


Visiter le village de pêcheurs d’Ilha da Culatra
Plus loin sur l’île de Culatra, changement d’ambiance avec le village de pêcheurs. Ici les habitants vivent à l’année. Nombreux portent l’insularité ou leur conditions de vie sur le visage. Ils vivent de la pêche et leur existence semble moins fleurie. Les rues en tout cas le sont moins.
Ce coin de l’île ravira les amateurs de petits ports de pêche et de cimetières marins. Il y a un côté délabré, débraillé, bordélique assez romantique.
Vous trouverez ici plus de troquets qu’à l’Ilha do Farol et quelques lieux où manger des poissons et fruits de mer. Le Café Janoca est le plus populaire avec une grande terrasse pour observer les mouvements de va et vient entre le quai du ferry et le village.
En descendant plus au sud après le Centro Social et ses sculptures naives en coquillages, vous découvrirez une passerelle surélevée en bois. Elle traverse les dunes et leurs paysages désertiques pour rejoindre l’océan.

Se perdre dans les dunes de Culatra
Les dunes. Les taches de couleurs. Les îlots de verdure. Des insectes et autres butineurs. Les rivières asséchées. Ou non. Quelques bouteilles en plastique.
On a beau être dans un parc protégé, on n’échappe pas à la réalité. Au passage, penser à prendre un sac pour vos déchets (et ceux que vous ramasserez) et de l’eau si possible dans une gourde.
C’est un paysage sans arbre et relativement venteux. Moins morne qu’il n’y parait, avec cette intensité des espaces vides.

Se prendre pour un botaniste
Malgré les conditions désertiques, des plantes ont élu domicile sur les dunes. Des graminées, des plantes grasses, des mimosas, des agaves impressionnantes, des sortes de marguerites. De quoi méditer sur la résilience de la nature.


Être seul au monde, le sable sous les pieds
Il y a de nombreuses plages autour de Faro.
La Praia de Faro est la plus accessible. Située à quelques minutes du centre-ville, elle s’étend sur plusieurs kilomètres et offre une atmosphère animée avec ses restaurants et bars en bord de mer. C’est l’endroit parfait pour une baignade rafraîchissante ou une promenade au coucher du soleil.
Les plages des îles de la lagune sont immenses, relativement isolées et donc plus vides : Les 8 km de la Praia da Barreta sur l’île déserte, les 7 km de la Praia da Culatra, les 10 km de la Praia da Fuseta. A noter qu’il y a peu de commodités, toilettes, cafés et lieux où manger.
Vous pourrez avoir l’océan pour vous, jouer avec les vagues, trouver des coquillages, faire des châteaux de sables ou dessiner des mandalas. Les vagues sont impressionnantes. Il n’y a pas non plus de sauveteurs donc faîtes attention si vous partez nager.
Quelles plages visiter à Faro ?
Faro, capitale de l’Algarve, est bordée par des plages dorées et des paysages préservés, où le sable fin rencontre les eaux scintillantes et fraîches de l’océan Atlantique.
Pour une immersion totale dans la nature, direction l’Ilha Deserta. Comme son nom l’indique, cette île inhabitée est un véritable havre de paix. Accessible en bateau depuis la marina de Faro, elle dévoile un décor sauvage où les lagunes de la Ria Formosa côtoient une plage de sable immaculée. Idéale pour ceux en quête de tranquillité, elle offre une expérience unique face à l’immensité de l’Atlantique.
Les amateurs de plages plus confidentielles pourront aussi explorer d’autres îles du Parc Naturel de Ria Formosa, comme l’Ilha da Culatra ou l’Ilha do Farol, où le charme authentique des villages de pêcheurs se mêle à la beauté des dunes et des eaux cristallines.


Déclarer son amour pour les azulejos
Les fans de motifs parcourront Faro et ses environs à la recherche de faiences vintages de plus sobres aux plus élégants.



Boire un coup dans le quartier des bars de Faro
Faro a son quartier de bars et de clubs entre la gare et le quartier moderne, agréablement animé ou mortellement vide hors saison. Vous pourrez au loisir passer des bars à l’autre, entre lieux plus alternatifs et bars à bières sympas. Essayez le Grains 864 pour les bières artisanales et notamment celles de Musa, brassées à Lisbonne. Dans le quartier, Baixaria Bar est pas mal aussi.


Partir à la découverte du street art à Olhão
Faro et encore plus Olhão, la ville voisine plus à l’ouest, a de quoi ravir les amoureux de street art. De nombreuses créations autour des gares et des nombreux bâtiments industriels abandonnés.

Pousser la découverte aux villes environnantes
A proximité de Faro, vous trouverez d’autres villes et villages avec un centre historique charmant : Tavira et son pont romain (…construit par les Maures), Praia do Barril et son cimetière d’ancres, Loulé et Silves et leurs chateaux médievaux… La région regorge de vestiges et d’histoire à découvrir.




Carte de Faro au Portugal
Retrouvez tous les lieux du guide : Monuments, plages, musées, restaurants, bars et cafés les plus intéressants à découvrir.
Meteo de Faro au Portugal : Prévisions à 7 et 14 jours
Prévision météo à Faro au Portugal pour 14 jours.
Comment organiser son séjour à Faro ?
2 jours — le programme recommandé
Jour 1 — La ville historique : Arco da Vila et Vila Adentro le matin (avant les cars touristiques de passage), cathédrale et montée au clocher (vue sur la lagune), Musée Municipal (mosaïque romaine de l’Océan, cloître Renaissance), déjeuner dans les restaurants de la Cidade Velha. Après-midi : Igreja do Carmo et Chapelle des Os, promenade sur la Marina et les jardins Manuel Bivar (jardins publics avec les palmiers et les statues face au port, espace de détente des Farenses).
Jour 2 — La Ria Formosa : Excursion en bateau le matin (Marina de Faro, tour de 3-4h vers les îles — Ilha Deserta ou Ilha do Farol avec son phare). Après-midi : sentier ornithologique du Ludo (zone humide accessible depuis le centre en taxi, 15 min, flamants roses quasi garantis en hiver).
Demi-journée supplémentaire : Estoi (village à 12 km au nord, avec le Palais d’Estoi, le Versailles de l’Algarve, jardin néo-baroque du XIXe siècle restauré, auj. hôtel pousada) et les ruines romaines de Milreu (villa romaine du Ier-IVe siècle avec thermes et temple transformé en église, à 500 m du palais).
Quel est le meilleur moment pour visiter Faro ?
Octobre-décembre et mars-mai constituent les meilleures périodes pour une visite combinant ville et nature. La Ria Formosa est à son apogée ornithologique en hiver et au début du printemps : les flamants roses, les spatules et les limicoles migrateurs sont présents en grand nombre. Les températures sont douces (15-22 °C), les touristes quasi absents et les prix de l’hébergement divisés par deux ou trois par rapport à l’été.
Juin-septembre : haute saison balnéaire — Faro est une bonne base pour les plages des îles de la Ria Formosa (Ilha do Farol, Ilha da Culatra) et l’ambiance urbaine est plus animée. Le Festival F (début septembre, concerts dans la Vila Adentro) est l’événement culturel le plus attrayant de l’été.
Janvier-février : la ville est tranquille, les prix au plus bas, et l’observation ornithologique dans la Ria Formosa atteint son pic. Pour le voyageur naturaliste, c’est la meilleure saison.
Comment se rendre à Faro ?
Par avion. L’Aéroport International de Faro (FAO) est à seulement 6 km du centre-ville, accessible en bus (ligne 14 et 16, 20-30 min) ou en taxi (env. 15 €). Des vols directs depuis Paris (Ryanair, easyJet, Transavia, TAP) : 2h20-2h30. En haute saison, les vols depuis les aéroports régionaux français (Lyon, Bordeaux, Nantes, Toulouse…) sont fréquents.
Plusieurs navettes vous permettent de rejoindre Faro et des villes du littoral en Algarve :
- Réservez votre navette de l’aéroport de Faro pour rejoindre le centre de Faro.
- Réservez votre navette de l’aéroport de Faro pour rejoindre Albufeira.
- Réservez votre navette de l’aéroport de Faro pour rejoindre Lagos.
- Réservez votre navette de l’aéroport de Faro pour rejoindre Armação de Pêra.
- Réservez votre navette de l’aéroport de Faro pour rejoindre Quinta do Lago.
Le réseau de bus local assure des liaisons régulières entre l’aéroport et le centre, avec des départs fréquents tout au long de la journée. Pour un trajet plus rapide et confortable, les taxis et services de VTC sont également disponibles dès l’arrivée. Ceux qui préfèrent une plus grande autonomie peuvent opter pour une location de voiture, idéale pour explorer l’Algarve à leur rythme. L’accès à Faro par la route est facilité par l’autoroute A22, qui relie la ville aux principales destinations de la région.
Si vous voyagez en train ou en bus longue distance, des liaisons quotidiennes relient Faro aux grandes villes portugaises comme Lisbonne et Porto. Quelle que soit votre direction, vous trouverez une solution adaptée pour un départ sans encombre vers cette perle de l’Algarve.
Par train. Depuis Lisbonne (Gare d’Oriente) : 3h en Alfa Pendular. Depuis Porto : 5h30. La gare ferroviaire de Faro est à 5 minutes à pied du centre.
Par route. Faro est à 300 km de Lisbonne par l’A2/A22 (autoroute de l’Algarve, péages).
Gastronomie : ce que l’on mange à Faro
La cuisine de Faro est une cuisine de lagune et de mer — construite autour des produits de la Ria Formosa et de l’Atlantique proche.
Les amêijoas à bulhão pato — palourdes (amêijoas) de la Ria Formosa sautées à l’huile d’olive, à l’ail, au citron et à la coriandre, dans leur coquille — sont le plat emblématique de toute la côte algarvienne, et les palourdes de la Ria sont parmi les meilleures du Portugal. La cataplana — plat cuisiné dans la cocotte de cuivre fermée hermétiquement (cataplana) qui lui donne son nom, avec fruits de mer, poisson, tomates, oignons et herbes — est la spécialité culinaire la plus typique de l’Algarve, d’origine maure. Le poulpe grillé (polvo grelhado) et les crevettes de l’Atlantique (gambas do Atlântico) sont des incontournables des restaurants de la marina.
La figue et l’amande — les deux productions phares de l’arrière-pays algarvien — entrent dans de nombreux desserts locaux : figues fourrées aux amandes et au chocolat (figos cheios), doces de figo (confitures), Dom Rodrigo (bonbon traditionnel à l’amande et au jaune d’œuf sous un emballage de papier d’aluminium doré, spécialité de Lagos mais présente partout).
Le vinho verde frais du Minho ou les vins de la région de Lagoa (Algarve, appellation DOC) accompagnent naturellement les fruits de mer.
Des établissements comme Adega Nova (R. Francisco Barreto 24 proche de la gare) ou Marisqueira Gimbras (R. Gen. Teofilo da Trindade 3) proposent des plats traditionnels. Pour une immersion totale dans la gastronomie portugaise, Tasca do João (Lgo do Pé da Cruz 27) sert des plats faits à base de poisson grillé et de viandes mijotées, accompagnés de vins locaux.
A Venda (R. do Compromisso 60), un petit restaurant au cadre vintage, propose une version authentique de ce plat typique.
Côté bars et restaurants avec vue, rendez vous dans la ville voisine d’Olhão au Ria Formosa Restaurant (16, Av. 5 de Outubro 14), perché sur un rooftop, allie qualité des mets et panorama sur la lagune. Son voisin Terra i Mar Olhão est pas mal non plus.
Pour une ambiance plus décontractée, Columbus Bar (Praça Dom Francisco Gomes, sur le port de Faro) est idéal pour déguster des tapas accompagnées d’un cocktail.
Faro en quelques chiffres
- 70 347 habitants dans la municipalité (INE, 2024) ; agglomération Faro-Loulé-Olhão : 191 563 habitants
- Première occupation connue : VIIIe siècle av. J.-C. (Ossonoba phénicienne/carthaginoise). Faro comme tout le sud du Portugal a connu diverses dominations et influences, celles des Celtes, des Phéniciens, Carthaginois, des Romains, des Wisigoths, des Maures avant de devenir Portugais.
- Ossonoba romaine : à partir de ~206 av. J.-C.
- Capitale de la Taïfa de Santa Maria del Algarve : XIe siècle
- Reconquête par Alphonse III : 1249 — fin de la Reconquista portugaise
- Statut de ville : 1540 ; Évêché transféré depuis Silves : 30 mars 1577
- Sac anglais (Earl of Essex) : 1596
- Tremblement de terre : 1er novembre 1755 lors de l’infame tremblement de terre de Lisbonne
- Capitale administrative de l’Algarve : 1756
- Parc Naturel de la Ria Formosa : 18 400 hectares, 60 km de côte
- Chapelle des Os : 1 245 squelettes de moines
- Mosaïque romaine de l’Océan : IIe-IIIe siècle apr. J.-C.
- Distance Paris-Faro : environ 1 700 km (vol direct : ~2h25)

