Wawel, Chateau royal et cathédrale de Cracovie [Vieille ville]

Symbole d’un âge d’or pour Cracovie, château royal et panthéon des illustres. Wawel, c’est aussi l’histoire d’une femme qui changea la Pologne et d’un projet architectural grandiose.

 

Chateau de Wawel à Cracovie, vue de l'autre côté du fleuve. Photo de Sharx.

> Chateau de Wawel à Cracovie, vue de l’autre côté du fleuve. Photo de Sharx.

 

 

Le château royal de Wawel symbolise l’âge d’or de la Pologne ou plutôt du royaume polono-lituanien – alors l’un des plus étendu d’Europe.

La cathédrale de Wawel contient dans son mausolée des rois et des reines, des généraux, des artistes et même un président de la République : Un des jumeaux Kaczynski. Le château accueille un musée sur son histoire.

Wawel se trouve sur une colline de 228 mètres d’altitude surplombant le fleuve Wisla. Au sud de la Vieille ville.

La légende du dragon de Cracovie a lieu aux pieds du chateau côté fleuve. Une croyance hindouiste veut que l’un des 7 chakras du monde se trouve dans une crypte sous le chateau.

 

Dragon de Cracovie dans un oeuvre de Munster en 1544.

> Dragon de Cracovie dans un oeuvre de Munster en 1544.

 

 

Wawel au Moyen Age

 

Wawel occupe un prémontoire situé sur les terres du bord du fleuve Wisla.

Avant l’an 1000 la ville et les fortifications sont peut être d’abord fondées par les Vislanes. Une tribu paienne ne craignant pas l’humidité.

Puis les Tchèques (Royaume de Bohême) prennent le lieu et le fortifie. Nous sommes au 10e siècle. Il s’agit d’abord d’une enceinte haute constituée d’un mélange de bois et de terre ouvert de quelques portes. Sur la colline de Wawel, on construit.

 

Cracovie vers l'an 1000, la colline de Wawel siège les pouvoirs domine la ville basse.

> Cracovie vers l’an 1000, la colline de Wawel siège les pouvoirs domine la ville basse.

 

 

Les églises et monastères en pierre de style roman représentent l’essentiel des constructions pérennes avec le palais, siège du pouvoir temporel. Les architectes viennent de Saxe et de Lombardie témoignant déjà de la mobilité des hommes et des savoirs.

Au milieu des pierres, des constructions en bois avec les maisons des ecclésiastes, soldats et conseillers divers.

 

Représentation numérique des constructions sur la colline de Wawel à Cracovie au Moyen Age vers 1100 ? Musée d'histoire de Cracovie.

> Représentation numérique des constructions sur la colline de Wawel à Cracovie au Moyen Age vers 1100 ? Musée d’histoire de Cracovie.

 

 

Pour retrouver une trace des édifices originels rendez-vous dans la crypte de la Cathédrale. Les autres lieux disparurent sous de nouveaux batiments. Certaines des plus anciennes chapelles encore débout furent détruites au 19e siècle. L’armée autrichienne occupait Wawel et Cracovie n’était qu’à quelques kilomètres de la frontière russe. De nouvelles casernes devaient être construites.

 

En 1038, Le roi Casimir le grand (Kazimierz Wielki) fait de Wawel sa résidence royale, elle restera le siège de la monarchie polonaise jusqu’au déplacement de la capitale à Varsovie (1596) sous l’impulsion des rois polonais de la dynastie suédoise des Vasas.

En 1142, la cathédrale est consacrée. Elle brûlera au court du moyen âge et sera reconstruite. Pendant la période gothique, de nombreux bâtiments sont construit pour accueillir artisans, religieux et soldats. Des tours de défenses sont construites.

 

Vue de Cracovie au Moyen Age avec en bas de l'image le chateau de Wawel au milieu la place du marché (Rynek) et les fortifications tout autour.

> Vue de Cracovie à la Renaissance avec en bas de l’image le chateau de Wawel au milieu la place du marché (Rynek) et les fortifications tout autour.

 

 

Renaissance et la reine Bona

 

La période Renaissance voit l’arrivée et le mariage de Sigismond I à Bona Sforza, héritière de la puissante famille milanaise en 1518. L’influence de Bona va transformer la cour, le château et au de là, Cracovie et la Pologne toute entière.

 

Dessin de Bona Sforza, la reine polonaise à l'origine de la soupe pomidorowa par Matejko.

> Dessin de Bona Sforza, la reine polonaise à l’origine de la soupe pomidorowa (soupe de tomates) par Matejko.

 

 

Bonne gestionnaire, elle multiplie les sources de revenus pour la couronne et s’investit, comme jamais auparavant une femme ne le fit, dans la vie politique du royaume. Des ponts, des routes, des moulins, des tours sont construits à travers la Pologne.

Amoureuse des arts et mécène, elle transforme les moeurs de la cour. Les idées, techniques et tendance voyagent jusqu’en Pologne. Les artistes toscans suivent. Nous leur devons une belle partie de Cracovie, à travers Wawel et la halle aux draps des Sukiennice. La naissance de la littérature polonaise intervient à cette période (Rej et Kochanowski).

 

La

> La « patte de poule » du chateau de Wawel à Cracovie.

 

 

Bona a aussi eu une influence exceptionnelle sur la cuisine polonaise. C’est elle qui introduit les pâtes, les tomates, herbes aromatiques, chou fleur, carotte, salade, haricot, brocoli… Elle remplaça progressivement sur les tables de la cour l’alcool de miel par le vin.

 

Chateau de Wawel fin 1500, dessin de Georg Braun et Frans Hogenberg.
> Chateau de Wawel fin 1500, dessin de Georg Braun et Frans Hogenberg.

 

 

Pendant cet âge d’or,  Wawel voit sa cour intérieure entourée d’arcanes. Un mausolée est crée, des sarcophages sont sculptées dans le marbre par des génie de l’époque.

 

 

Declin et retour en grâce au 19e siècle

 

La splendeur et l’importance politique de Wawel déclina par la suite. Un terrible incendie en 1595, le déplacement de la capitale à Varsovie (finalisé en 1609), les sièges suédois (1655-1657) puis l’occupation du château par l’armée prussienne (1794).

Lors de la dernière partition de la Pologne, Cracovie intègre l’Autriche Hongrie des Hasbourg. La caractère défensif de Wawel est renforcé. Une garnison occupe le château. Un hôpital militaire est construit.

 

19e siècle, le chateau de Wawel vue depuis le sud de Cracovie par le peintre Malecki.

> 19e siècle, le chateau de Wawel vue depuis le sud de Cracovie par le peintre Malecki.

 

 

Début 1900, la construction de nombreuses fortifications et fortins autour de la ville rendent obsolètes la présence de garnison sur le château.

L’archiduc Franz Josef I lance un programme de rénovation de Wawel. Des peintures de Wlodzimierz Tetmajer et des nouveaux vitraux de Jozef Mehoffer viendront décorer les chapelles de la cathédrale.

 

Intérieur de la Cathédrâle de Wawel à Cracovie - Photo de ed and don

> Intérieur de la Cathédrâle de Wawel à Cracovie – Photo de ed and don

 

 

Le projet grandiose d’Akropolis

 

En 1900, la Pologne n’existe toujours pas. L’Autriche Hongrie, en comparaison de la Prusse ou de la Russie Tsariste, offre aux artistes polonais plus de liberté et plus d’espoir en la futur indépendance.

Alors que certain, comme Matejko, illustre les grandes étapes de l’histoire du royaume. D’autres se tournent vers l’avenir et imaginent la future colline du Wawel en Acropole : Centre politique, religieux et culturel de la Pologne.

 

Projet Akropolis pour la reconstruction de Wawel par Wyspinaski - Photo de Robert Schediwy

> Projet Akropolis pour la reconstruction de Wawel par Wyspianski – Photo de Robert Schediwy

 

 

Stanislaw Wyspianski et l’architecte Wladyslaw Ekielski ont produit nombre de dessins et de plans pour intégrer sur la colline du Wawel :

  • Le parlement et le sénat,
  • Le musée national, un théâtre grecque, une académie, un stade,
  • La palais des évèques et le siège de l’épiscopat.

Le style est un ménage d’architecture néogothique et classique. La présence d’une coupole rappelle l’actuel château de Budapest.

Le projet n’a jamais vu le jour. L’indépendance entre les deux guerres fût trop courte. Le pouvoir communiste a cherché à nuire à la Cracovie conservatrice et intellectuelle autant que possible. Et quand bien même la volonté politique eut été acquise, le budget de l’état aurait-il permis pareille ambition ?

La maquette d’Akropolis est visible dans le musée Wyspianski à Cracovie. Plus de photos et de dessin d’Akropolis.

 

 

Musée de Wawel : Visite indispensable ou pas ?

 

Le musée de Wawel n’est à la hauteur du lieu. Point de vue comme toujours purement subjectif. Le parcours guidée parmi les appartements royaux est d’un faible intérêt. Les collections sont assez pauvres, mis à part quelques toiles et des tapisseries d’Arras.

Il n’est pas permis de prendre des photos.

Vous pouvez visiter le chateau, ses cours et remparts, sans payer de billets pour visiter les musées.

 

Cour renaissance du chateau de Wawel - Photo de piotr Doniec @ Flickr
> Cour renaissance du chateau de Wawel à Cracovie – Photo de Piotr Doniec @ Flickr

 

 

Découvrez l’autre résidence royale suite au transfert de la capitale, le chateau royal de Varsovie.

 

Itinéraire
Dans notre itinéraire pour découvrir Cracovie en un week-end.

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Maciej

Maciej

J'aime me perdre à la recherche d'endroits surprenants.

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